Le film «Ni juge, ni soumise» est désormais attaqué en France

Le film «Ni juge, ni soumise» est désormais attaqué en France

Le documentaire «  Ni juge, ni soumise », actuellement dans les salles obscures et qui suit la juge d’instruction bruxelloise Anne Gruwez dans son travail, fait l’objet d’une action en référé, rapportait la Dernière Heure fin février. Ce 28 février, une audience avait d’ailleurs lieu devant le tribunal de première instance. L’avocate de la plaignante espérait obtenir l’interdiction immédiate de projection du film dans les salles de cinéma.

La personne à l’origine de l’action fait partie des suspects auditionnés par la juge, que l’on voit dans le documentaire. Les personnes qui apparaissent à l’écran ont toutes, normalement, signé un document marquant leur accord quant à leur apparition dans le film. C’est également le cas de la cliente de Batinde Loimba.

La procédure suspendue

Entre-temps, la RTBF a introduit une requête de dessaisissement du tribunal bruxellois, ce qui entraînait la suspension de la procédure. La Cour de cassation devait alors trancher pour décider où doit être traité le dossier.

En début de semaine, La Libre Belgique a appris que la maison française de production avait finalement décidé de modifier la projection du film. Ils ont tout simplement coupé la scène visée par la plaignante. C’était une mesure de précaution.

« Ni juge, ni soumise » attaqué en France

Mais la plaignante a décidé de poursuivre son action et attaque désormais le film en France. Comme elle l’a expliqué à la DH, elle estime que « ce n’est pas du cinéma, c’est pire. C’est l’histoire de l’humanité : des capitalistes véreux qui se font de l’argent sur la misère sociale et intellectuelle des autres ».

Après avoir défendu la juge Gruwez en expliquant que c’est grâce à son humanisme qu’elle est ressortie en se disant que la Belgique était un pays formidable et qu’elle avait eu affaire à une juge d’instruction «  qui ne se contente pas de sanctionner, mais qui veut connaître le parcours et l’histoire de chacun », la plaignante a expliqué qu’elle n’avait pas donné son accord pour « apparaître dans un film commercial à dimension mondiale ».

 
 
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