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Le Kroll du jour sur le Grand baromètre

Le caricaturiste livre son regard sur l’actualité pour « Le Soir ».

Temps de lecture: 1 min

Le Kroll du jour

Grand Baromètre: Ecolo progresse partout, le PTB décline

Au fil de nos sondages, Ecolo gravit progressivement les échelons des intentions de vote, tant à Bruxelles qu’en Wallonie. Surprise : le PS rebondit en Wallonie. Le PTB perd des plumes.

Analyse - Chef du service Politique Temps de lecture: 4 min

Qu’est-ce qui est vert, qui monte et qui ne descend pas ? Ecolo. La plupart des autres partis connaissent des fortunes diverses au fil de nos enquêtes, mais dans ce paysage accidenté, la courbe verte ascendante affiche une relative stabilité. C’est l’un des principaux enseignements du Grand Baromètre Ipsos-Le Soir-RTL-TVI-Het Laatste Nieuws-VTM.

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1 Ecolo en croissance constante. Prenons d’abord la croissance à très court terme. Selon notre baromètre, en Wallonie, les verts passent de 11 à 13,5 %. Hausse aussi à Bruxelles : de 12,8 % à 13,5 %. Si l’on prend un peu de recul, dans la capitale, les écologistes sont en fait en augmentation ininterrompue depuis janvier 2016, avec un renforcement de la tendance après le scandale du Samusocial, durant l’été 2017, à l’issue duquel le parti s’est positionné en faveur d’une meilleure gouvernance, un credo historique pour ce parti, qui a pu en profiter. Hausse régulière aussi en Wallonie. Et au sud également, la plus forte croissance est consécutive à l’éclatement du scandale Publifin. Ici aussi, la mise en avant des revendications de bonne gestion a payé, appuyée par le fait qu’aucun mandataire écologiste n’a été en première ligne dans les comportements dénoncés.

2 Le réveil du PS en Wallonie. C’est un autre élément marquant de ce grand baromètre : le parti socialiste se reprend en Wallonie. Le rebond est impressionnant : après une chute ininterrompue depuis janvier 2017 (l’affaire Publifin), qui avait conduit le parti à 19,5 % des intentions de vote lors de notre dernier sondage, les rouges se reprennent et gagnent d’un coup quatre points de pourcentage. Le PS est même le seul parti, avec Ecolo, à enregistrer une hausse en Wallonie. Tous les autres descendent, y compris le PTB. Difficile d’analyser ce rebond soudain. Plusieurs éléments peuvent jouer, mais la prudence s’impose : le scandale Publifin commence à dater un peu, et le PS a beaucoup communiqué sur la volonté de s’amender et de prendre des réformes en matière de gouvernance. Le sondage était d’autre part toujours en cours lorsqu’Elio Di Rupo a annoncé qu’il ne serait pas tête de liste à Mons. Les sondés ont-ils apprécié ce qui a pu être lu comme un pas de côté ?

Enfin, le PS s’est beaucoup positionné en défenseur des pensions, promettant un retour à la retraite à 65 ans. Une communication qui commence peut-être à percoler, et à prendre le pas sur les scandales. On notera qu’à Bruxelles, après une remontée spectaculaire lors de notre précédent sondage, le PS décline à nouveau. Il est passé de 17,6 % des intentions de vote à 16,6 %.

On relèvera, pour être complet, que le PS est très loin de ses scores électoraux de 2014. A Bruxelles, il passe de 24,9 % au scrutin à 16,6 % aujourd’hui. En Wallonie, il chute de 32 % à 23,9 %.

3 Le PTB fléchit. Après ses scores sondagiers historiques, le PTB a un (petit) coup de mou. En Wallonie, le parti passe de 18,9 % à 17,3 %. A Bruxelles, il passe de 7,9 % à 7,3 %. On relèvera tout de même qu’à Bruxelles, le PTB baisse pour la troisième fois consécutive. Après le sommet de notre sondage de janvier 2017, avec 12,1 % des intentions de vote, le parti de Raoul Hedebouw se replie aujourd’hui à 7,4 %. En Wallonie, après cinq hausses consécutives et un pic à 18,9 % en décembre dernier, le PTB passe à 17,3 %.

On peut tenter quelques explications. Globalement, le PTB est nettement moins présent médiatiquement. Raoul Hedebouw, qui a largement contribué au succès du parti, se fait rare. Et le PTB s’exprime peu sur les questions centrales de ces dernières semaines : les scandales et la question des réfugiés. A Bruxelles en particulier, le parti n’a pas profité de la montée en puissance du thème de la bonne gouvernance, qui a largement dopé Défi et les écologistes.

4 Le MR reprend la première place à Bruxelles. A signaler également : dans la capitale, le MR remonte sur la première marche du podium, qu’il occupait depuis notre sondage de janvier 2016, mais qu’il avait dû céder au PS lors de notre dernière enquête. Le scandale du Gial, cette ASBL gérant l’informatique à Bruxelles, qui a pesé sur le PS, peut expliquer en partie le regain de forme des libéraux, qui affichent 17,8 % des intentions de vote. En Wallonie, c’est plus compliqué : le MR passe de 22,1 à 21,2 % et se voit ravir la première place par le PS.

Grand Baromètre: Magnette, le Carolo, premier en Wallonie

Qui monte, qui descend ? La popularité des uns et des autres dans le sud du pays.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

On peut être « simple » bourgmestre de Charleroi, avoir été évincé de l’Elysette (le fameux coup de Jarnac de Benoît Lutgen en juin 2017) et rester le chouchou des Wallons. On peut être président d’un parti très bruxello-centré jusqu’il y a peu et occuper la deuxième place en termes de notoriété au sud du pays. On peut être ministre de la Mobilité et des Transports, un secteur souvent la cible de critiques de la part des citoyens-usagers (ça ne date pas d’hier) et engranger cinq points supplémentaires en popularité...

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Vous aurez reconnu Paul Magnette, Olivier Maingain et François Bellot, respectivement premier de classe, deuxième et dixième au classement du Grand Baromètre Ipsos- Le Soir -RTL-TVI- Het Laatste Nieuws -VTM – loin derrière donc, mais le libéral-réformateur enregistre la progression la plus spectaculaire par rapport au dernier sondage, en décembre. Pour le reste, on notera le maintien fermement de Didier Reynders à la troisième place, bien devant son coreligionnaire Charles Michel, Premier ministre, qui se retrouve neuvième et perd deux places. Quant à Elio Di Rupo, quatrième, il descend une marche, mais continue d’évoluer en haut de classement, cela malgré les difficultés connues par son parti depuis 2014. Ceci pour finir : les trois représentants de la N-VA qui sont testés par Ipsos, Theo Francken, Jan Jambon et Bart De Wever, confirment leur percée au sud : ils sont sixième, quatorzième et vingt-troisième.

Grand Baromètre: la suédoise n’a pas la majorité à la Chambre

Les intentions de vote donne le gouvernement Michel en perte de vitesse : là où elle a 83 sièges actuellement, elle n’en aurait plus que 72 – il en faut 75 (sur 150) pour avoir la majorité.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Rebelote : la majorité n’a plus la majorité,. A savoir : la projection des intentions de vote en nombre de sièges à la Chambre donne à voir une suédoise qui se racrapote.

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Selon le Grand Baromètre Ipsos- Le Soir -RTL-TVI- Het Laatste Nieuws -VTM, elle compte ici 72 sièges, c’est un de plus que lors du sondage de décembre dernier, mais c’est tout de même très en dessous des 83 sièges dont elle dispose actuellement à la Chambre, sur la base des élections législatives de 2014. Il faut 75 sièges (sur 150 au total) pour avoir une majorité au parlement fédéral, le gouvernement Michel passe sous la barre – toujours à suivre Ipsos.

Parmi les formations suédoises, seule la N-VA tire son épingle du jeu : avec 32 sièges selon Ipsos, elle en gagne un par rapport aux élections de 2014. Les autres en perdent : 4 pour le CD&V, 3 côté VLD, 5 au MR. Dans l’opposition, Ecolo-Groen engrange, Défi aussi, le PTB itou. Le PS perd cinq sièges. Le CDH en préserve 4 (sur 9). C’est insuffisant pour éventuellement faire l’appoint en 2019 en faveur d’une hypothétique – on en parle – suédoise bis. Bref, les jeux sont grands ouverts. Sauf que la N-VA, avec une performance comme celle-ci, est difficilement contournable en 2019.

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