Avocats: les femmes deux fois moins bien payées

Sylvain Piraux
Sylvain Piraux

C’est un secteur en forte féminisation. 45 % des avocats francophones du barreau de Bruxelles sont en fait des femmes. Et pourtant, les inégalités salariales sont encore très profondes.

Dans une enquête commandée par l’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles, la faculté de droit et de criminologie de l’ULB dépoussière les données concernant les hommes et femmes en noir de la capitale. Elle note notamment que les avocates gagnent en moyenne deux fois moins que leurs homologues masculins.

Il faut dire que les femmes sont globalement plus jeunes que les avocats. Dans la tranche 20-29 ans, elles sont 65 % et 53 % chez les 30-39 ans. Et puisque les avocats gagnent davantage après 40 ans...

On le constate également, dans les cabinets, les femmes sont surreprésentées parmi les collaborateurs ou les stagiaires. Alors que les hommes sont plus nombreux à travailler en commun dans un cabinet, comme associé de droit ou de fait.

D’ailleurs, révèle l’étude, de nombreuses avocats quittent le bareau lorsqu’elles sont âgées de 30 à 40 ans, optant pour un autre métier. Les choses pourraient changer, par le biais notamment d’initiatives permettant de soulager les jeunes mères.

Par ailleurs, les chiffres de l’étude objective une profession « d’acharnés du travail ». 82 % des avocats travaillent un minimum de 40 à 49 heures par semaine. Et pour 1 % d’entre eux, ils abattent même entre 80 et 109 heures hebdomadaires. Plus les avocats sont jeunes, moins ils sont satisfaits de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelles. Pourtant, les jeunes arrivés dans la profession n’ont pas de raison d’espérer un mieux : « La charge de travail hebdomadaire semble incompressible. Le vieillissement et l’acquisition d’expérience ne semble pas permettre de réduire d’une quelconque manière le temps de travail », souligne l’auteur de l’étude.

► Les détails de l’étude sur Le Soir +

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La grogne est perceptible dans les écoles primaires et maternelles de Wallonie et de Bruxelles.

    Le blues des directeurs des écoles maternelles et primaires

  2. «
La porte de Mme May est ouverte mais son esprit reste fermé
» a réagi un député travailliste à la chambre de Communes ce luni.

    Brexit: Theresa May promet l’impossible

  3. ©IGOR PREYS

    Procès Nemmouche: un retour à l’effroi des premières heures qui ont suivi la tuerie

Chroniques
  • Gilets jaunes - médias: la haine face à la complaisance

    L’autre samedi, en tête du cortège de 7.000 gilets jaunes parisiens, une banderole : «  Le peuple veut la chute du régime !  »

    Respecter l’autre implique qu’on écoute et entende ce qu’il dit. Or, ce qui était dit là était explicite. Plus question de taxe carbone ou de CSG, mais la volonté affirmée d’abattre le pouvoir en place sans recourir, pour ce faire, à des élections.

    «  Macron démission !  » et, au-delà, «  renverser le régime !  ». Lequel ? La République ? La démocratie représentative ? La Ve République ?

    Dans tous les cas, on se retrouve là confronté à une intention « putschiste » avouée. Les leaders improvisés et autoproclamés du mouvement ne le dissimulent nullement, même si la plupart des gilets jaunes, ceux des ronds-points en particulier, n’entendent, eux, qu’exprimer un mal...

    Lire la suite

  • Les directions aussi attendent de la considération

    Un pilote… Vingt casquettes… La fonction de directeur est à l’école fondamentale ce que Rémy Bricka fut dans les années 70-80 à la variété française : un homme-orchestre, capable de jouer d’une demi-douzaine d’instruments en même temps. Et d’en maîtriser bien d’autres. La preuve par l’agenda d’une directrice lundi matin : signer un contrat avec une nouvelle enseignante, recevoir un couple de parents dépassés, répondre aux sollicitations de l’Afsca, gérer un dossier...

    Lire la suite