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Victor: une pilule qui passe mal

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 3 min

Le « scandale bruxellois ». C’est ainsi que Stéphan Sonneville a qualifié les atermoiements autour du projet Victor (3 tours de bureaux et de logements) qu’il ne désespère pas de voir sortir de terre juste en face de la gare du Midi. Un projet qu’Atenor porte à 50 % avec BPI, mais qui a pris quelques toiles d’araignée depuis qu’il a été évoqué la première fois (les démolitions pour nettoyer la zone et la préparer à la construction remontent à 2012…).

Aux dernières nouvelles, le permis est cette fois attendu pour 2019. Perspective.brussels est en train d’élaborer le Plan d’Aménagement Directeur (PAD) qui doit déterminer, entre autres, les affectations, la trame générale des espaces publics et l’organisation de la mobilité pour un quartier qui a grand besoin d’améliorations. « Le nouveau CoBAT (Code bruxellois pour l’aménagement du territoire) va donner force réglementaire au schéma directeur du quartier du Midi. Les études dans le cadre du PAD sont en cours et puisque la SNCB a décidé de rester au Midi, on va enfin pouvoir structurer le quartier, d’autant que les élections communales vont, elles aussi, faire avancer les choses », a déclaré le patron d’Atenor qui avait du mal à contenir sa colère.

Une colère dirigée contre les personnes qui ont en charge le redéveloppement d’un quartier qui abrite, rappelons-le, le plus grand hub ferroviaire du pays. « Chaque personne prise séparément dans ce dossier est une personne de valeur. Le problème est que tous ces gens ne se rencontrent pas, a poursuivi Stéphan Sonneville sans toutefois avancer des noms. Mal conseillée, la SNCB a décidé de rénover le tri postal pour y implanter son nouveau siège central. C’est une décision lamentable car on aurait pu faire de cet endroit au style architectural important un endroit vivant de la capitale avec des espaces de co-working. Le Midi est le quartier le plus incroyable de Bruxelles. On aurait pu le transformer en zone “ trendy” à l’image de ce qui a été réalisé à Londres avec la gare Saint-Pancras. Au lieu de cela, on va rénover un endroit qui va coûter un pont (sic) rien que pour être remis aux normes. »

La question est alors de savoir pourquoi Atenor participera bel et bien à l’appel d’offres de la SNCB alors qu’il juge celui-ci « mal pensé et mal structuré ». « Parce que je ne veux pas qu’on croie que je snobe Bruxelles », fut la réponse du patron.

Et quand on lui demanda quel aurait été, selon lui, l’endroit idéal capable d’abriter le nouveau QG de la SNCB, Stéphan Sonneville répondit : « Victor ». « Atenor aurait bien sûr dû être mis en concurrence avec d’autres mais l’endroit eût été parfait… »

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