Le nombre de chômeurs passe sous la barre des 500.000, au plus bas depuis 37 ans

La Wallonie réalise la meilleure performance, avec une baisse de 7,5
% du nombre de demandeurs d’emploi sur un an.
La Wallonie réalise la meilleure performance, avec une baisse de 7,5 % du nombre de demandeurs d’emploi sur un an. - Belga / Bruno Fahy.

L’année 2017 aura été un excellent cru dans la lutte contre le chômage. Pour la première fois depuis 1981, le nombre de chômeurs indemnisés est passé sous la barre des 500.000 personnes. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’Onem, qui vient d’être publié. A la fin de 2017, il y avait 487.291 chômeurs indemnisés. Il faut donc remonter 37 ans en arrière pour apprécier une telle performance. A l’entame des « eighties », il y avait environ 440.000 chômeurs.

La baisse intervenue entre 2016 et 2017 est également appréciable : -8,5 %, soit 45.090 personnes qui ont quitté le chômage sur une année. C’est la Wallonie qui réalise la meilleure performance, avec une baisse de 7,5 % du nombre de demandeurs d’emploi sur un an (les chômeurs exemptés de la demande d’emploi ne sont pas comptés ici). En Flandre, la baisse est de 4,9 %. Et c’est Bruxelles qui réalise la moins bonne performance avec un recul de 1,8 % seulement. Mais les taux de chômages restent sans appel : 5,9 % en Flandre, 12,1 % en Wallonie et 15,9 % à Bruxelles.

Plusieurs éléments expliquent la poursuite de cette décrue. La croissance économique, d’abord, qui crée mécaniquement des emplois. L’Onem relève aussi une démographie favorable. « Ces dernières années, la population active et la population en âge de travailler ont moins augmenté qu’auparavant et les départs à la pension sont plus nombreux. » Enfin, la décision du gouvernement précédent de limiter dans le temps les allocations d’insertion (dues aux personnes qui ne totalisent pas suffisamment de périodes de travail pour bénéficier du chômage) a également fait sortir 6.504 personnes des statistiques.

Cette baisse du chômage indemnisé a profité aux caisses de l’Etat : l’Onem a dépensé 554 millions d’euros en moins en 2017 qu’en 2016. Et sur quatre ans, l’économie est encore plus spectaculaire : 2,4 milliards d’euros.

L’Onem fait aussi le point sur les « exclusions » des allocations d’insertion, c’est-à-dire les personnes qui ont perdu le droit aux allocations de l’Onem en raison de la limitation dans le temps de ces allocations. Il y en a eu 6.504 en 2017, dont une très grande majorité de personnes établies en Wallonie (4.538).

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les membres du Jury de Cannes, présidé par Alejandro Gonzalez Inarritu © AFP

    Le Palmarès du 72e festival de Cannes donne l’impression de ne vouloir froisser personne!

  2. POLITICS ELECTIONS DEFI MEETING

    Elections 2019: les coulisses de la campagne en 7 anecdotes

  3. © Pierre-Yves Thienpont.

    #MaPremièreCampagne: pourquoi j’adore voter

Chroniques
  • «En entreprises»: le pluriel est-il de mise?

    « En » et « dans »

    «  Des formations zéro faute en entreprises  » titrait, le 8 avril dernier, votre quotidien favori dans sa version « papier ». S’ensuivirent les doléances d’une lectrice qui se disait très étonnée à la lecture de ce titre. Qu’est-ce qui a pu choquer dans la formule incriminée ? Le caractère trop ambitieux de l’objectif « zéro faute » ? Point du tout ! C’est la marque du pluriel au nom entreprises. Pourtant, ces formations ne sont pas destinées à une seule entreprise, mais à plusieurs ; elles seront dispensées dans les entreprises. Pour des formations zéro faute, un bref retour sur le couple en / dans les peut s’avérer utile.

    L’emploi de la préposition en pour introduire un complément de lieu est d’usage général en français : travailler en usine, croupir en prison, s’éclater en boîte, servir en salle, entrer en conclave. Dans ces expressions, il...

    Lire la suite

  • Avis aux partis: lundi, la campagne, c’est fini!

    Ce dimanche, la parole est aux électeurs. A ceux qui pensent que le vote ne sert à rien, ce rappel très utile : le soir des élections, ce sont les résultats que chaque parti scrutera avec angoisse. C’est la mathématique qui désigne les vainqueurs et qui prend une claque, au nord comme au sud du pays. Aucun jeu n’est fait et les votes exprimés peuvent bouleverser les cartes et rendre des alliances si pas impossibles, difficiles ou illégitimes. Il y a toujours des surprises les soirs d’élections, et ce sont les citoyens qui les...

    Lire la suite