Le monde judiciaire manifestera mardi à Bruxelles contre la politique gouvernementale

Manuela Cadelli. © Belga
Manuela Cadelli. © Belga

Trois ans après avoir lancé un premier cri d’alarme concernant le manque de moyens accordés à la justice, les magistrats se rassembleront à nouveau devant le palais de justice de Bruxelles, mardi à 15h, pour faire le même constat. Le 20 mars 2015, de très nombreux acteurs de la justice belge s’y étaient déjà réunis pour dénoncer la politique menée par le gouvernement fédéral et particulièrement celle du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).

Les magistrats, soutenus par les barreaux, par de nombreux autres acteurs de justice et par des associations d’étudiants en droit, se réuniront mardi à 15h sur la place Poelaert à Bruxelles, face au palais de justice, pour exprimer leur insatisfaction face au manque de moyens accordés au pouvoir judiciaire.

« La situation est plus que sérieuse »

«Le cri d’alarme qui a été déclenché il y a trois ans n’a pas été entendu, le gouvernement continue à poursuivre la même politique néfaste», s’est exprimée Manuela Cadelli, présidente de l’Association Syndicale des Magistrats (ASM). «Tout d’abord, le gouvernement continue d’enfreindre la loi qui définit le nombre de magistrats, greffiers, secrétaires et employés dans chaque palais», a affirmé Manuela Cadelli. «Le manque de personnel est pénible dans plusieurs endroits du pays, comme à Nivelles et au Luxembourg. Les places ne sont pas ouvertes, les réserves de recrutement des magistrats sont presque épuisées et rien n’est fait pour rendre le travail attrayant à nouveau

Selon la présidente de l’ASM, il y a actuellement 25% d’avocats intervenant dans le cadre de l’aide juridique en moins par rapport aux années précédentes. De plus, une autre économie de 2% sur la justice a été annoncée. «La situation est plus que sérieuse, nous devons nous battre pour la démocratie, pour le service public de qualité que la justice devrait être», a encore ajouté Manuela Cadelli.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20190524-3U3PUF 2019-05-24 17:33:25

    Vie privée: les internautes ne sont pas prêts à se rebeller

  2. Le gouvernement Michel (la suédoise MR, N-VA, VLD, CD&V) était lourdement déséquilibré entre nord et sud
: les francophones, avec le seul MR, ne disposait que de 20 sièges sur 63.

    Un gouvernement minoritaire au Nord? Ce n’est pas une première

  3. A la veille du match entre l’AS Roma et l’Inter Milan, le journal italien Corriere dello Sport est au cœur d’une polémique avec cette « une ».

    Discriminations: «On ne peut parler de racisme sans parler des blancs»

La chronique
  • Dans la hotte de saint Nicolas :{couques}, {nicnacs} et {spéculoos}

    Pour nombre d’entre nous, le 6 décembre fait revivre des souvenirs dont l’évocation suffit à nous convaincre que les enfants sages d’antan étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui. Pourtant, même si le contenu de la hotte du grand saint a bien changé, il recèle quelques indémodables qui suscitent chez petits et grands un même élan de gratitude vis-à-vis de ce mystérieux visiteur à qui l’on pardonne bien volontiers son intrusion d’un soir. Dans le sillage de celui-ci, cette chronique vous offre quelques friandises linguistiques qui ont bravé les décennies, tout comme les réalités qu’elles désignent.

    Une couque de Dinant, pas de Reims

    Pas de hotte de saint Nicolas sans couque, gourmandise lexicographique de solide consistance. Une couque bien différente de ces pâtisseries à base de pâte briochée que sont, en Belgique, la couque suisse et la couque au beurre (avec ses déclinaisons aux raisins et au chocolat). Il s’agit d’un pain d’épices à pâte très ferme, ce qui...

    Lire la suite

  • Manifestations monstres contre Macron en France: ce qu’il faut oser dire

    Il n’y aura pas eu de chaos. La plupart des trains étaient à l’arrêt ce jeudi et la majorité des écoles, fermées. Mais les Français avaient anticipé ce « black thursday ». Si bien que le « mur du 5 décembre » n’a pas été érigé aussi haut que prévu.

    Emmanuel Macron aurait pourtant tort de considérer la partie gagnée. La mobilisation était très importante dans les manifestations. Et ce n’est que dans les...

    Lire la suite