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Critiquer Poutine. Et puis après?

Les accusations constantes des Occidentaux à l’égard du président russe fraîchement réélu ne feront que renforcer l’intransigeance de sa politique intérieure et internationale.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Vladimir Poutine réélu. Haut la main. Aucune surprise. Election truquée ? Son résultat électoral correspondant, à en croire tous les sondages, à son taux de popularité, les irrégularités, même nombreuses, n’y ont sans doute pas changé grand-chose.

En revanche, on l’a oublié, sa première élection, celle qui lui permit de succéder à Boris Eltsine, elle, fut certainement en grande partie truquée. Or, non seulement l’Occident ne s’en offusqua pas, mais il s’en réjouit tant il avait craint qu’un « méchant », un communiste ou un ultranationaliste, ne l’emportât.

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10 Commentaires

  • Posté par Grulois Stanislas, mardi 20 mars 2018, 5:59

    Très bonne analyse en effet. Je ne retire rien de ce que j'ai dit néanmoins de Poutine suite à l'éditorial de Regnier (Mais c'était surtout en réaction vis-à-vis de certains commentaires). Évidemment que Poutine est le seul à pouvoir faire maintenir le cap du bateau russe actuellement. Mais je n'ai aucune confiance en lui quand je vois ses alliances notamment avec Bachar al Assad, sa volonté affichée de faire joujou avec l'extrême droite et sa manière d'étouffer toute contestation à son égard au sein de son peuple. Cela dit, Georges Dallemagne a dit de lui qu'il est l'homme le plus dangereux du monde. Je ne suis pas d'accord. C'est Trump. De là à savoir dans quelle mesure Poutine avait intérêt à voir ce dernier au pouvoir aux USA, c'est une autre histoire.

  • Posté par Pierard Raoul, lundi 19 mars 2018, 22:50

    L'Edito de Philippe Regnier, de ces 17 et 18 mars, avait de quoi surprendre, en effet, car il est une autre vérité aussi qu'il faut avoir présente à l'esprit: l'acceptation qui avait été faite par les Occidentaux, à Mikhaïl Gorbatchev, lors de la réunification de l'Allemagne et de l'effondrement de l'Union soviétique, de ne pas élargir le pacte de l'OTAN aux Etats ex-soviétiques de l'Europe de l'Est. Il n'en a rien été, et le péril communiste n'existant plus, l'on peut comprendre dès lors la crainte légitime , profondément ancrée dans le peuple russe, de voir sa sécurité menacée, crainte sur laquelle Vladimir Poutine surfe pour affirmer son pouvoir présidentiel. Aussi bien , l'intention de l'Ukraine de vouloir rejoindre l'Union européenne, et sans doute l'OTAN, est à l'origine du conflit dans le Donbass, et de l'annexion par la Fédération de Russie de la Crimée. L'attitude irresponsable d'un Boris Eltsine, qui a laissé aller "à vau-l'eau" la Fédération de Russie, aura été pour beaucoup dans l'avènement au pouvoir d'un homme fort au Kremlin.

  • Posté par Bernard Jean-pierre, lundi 19 mars 2018, 18:13

    Excellente analyse. Que veut-on ? La Russie est un grand pays et il faut pouvoir comprendre les Russes. Au moins ce pays progresse (avec des hics pour nous démocrates) et si le revenu a baissé, il ne faut pas oublier que le grand apport de devises pour ce pays sont le gaz et le pétrole. Au moins la Russie avec Poutine n'est pas devenue le Vénézuela !

  • Posté par Passtoors Hélène, lundi 19 mars 2018, 17:50

    Tout à fait, merci M Kahn. Je ne suis pas tjrs d'accord avec vous - et tant mieux, sinon plus de débat, plus de réflexion! - mais cette analyse, cette voix de la raison: quel soulagement dans ce concert de fous de tous côtés! J'espère que M Regnier vous lira également, car son édito d'hier était de quoi se désabonner du Soir. Je voudrais ajouter que dans le reste du monde la Russie et Poutine ont une tout autre image. Pas nécessairement tout rose, mais plus nuancée, souvent de bon partenaire, p.ex. dans le BRICS, et surtout en respectant la volonté des électeurs russes.

  • Posté par Christian Radoux, lundi 19 mars 2018, 18:07

    Bien dit !

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