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Denis Ducarme annonce un renforcement immédiat des contrôles de l’Afsca

En commission à la Chambre, le ministre de la sécurité alimentaire déclare vouloir une réaction immédiate à l’affaire Veviba. Il estime par ailleurs que l’Afsca aurait dû agir sur base des éléments de fraude constatée au Kosovo

Temps de lecture: 2 min

Ce mercredi matin, en commission conjointe Economie et Santé de la Chambre portant sur l’affaire Veviba, Denis Ducarme (MR), ministre de tutelle de l’Afsca a annoncé aux députés avoir « demandé à Afsca un programme supplémentaire de renforcement des contrôles inopinés dans le secteur de la viande. Chaque trimestre, 1.063 entreprises du secteur de la viande seront davantage contrôlées. Cela concerne 106 abattoirs, 479 ateliers de découpe et 478 frigos. » Le ministre parle de « milliers de contrôles supplémentaires de la viande en Belgique. »

Avant ceci, le ministre a indiqué que, vendredi dernier, le gouvernement a décidé de lancer un marché public pour réaliser un double audit de l’Afsca. Le premier sur l’affaire Veviba, le second sur le fonctionnement général de l’Afsca. Ce double audit doit fournir ses conclusions d’ici l’été et sera suivi de réformes de l’agence.

Mais, d’ores et déjà, Ducarme estime que l’Afsca « doit reconnaître qu’elle doit optimiser ses relations avec la justice dans les cas de fraude. Du rapport de l’Afsca, je conclus que la DG Contrôle de l'Afsca aurait dû mieux exploiter les éléments recueillis au Kosovo et les transmettre à aux unités contrôle locales. Oui, à mon sens, l'Afsca aurait pu agir en exploitant ses prérogatives, même après l’ouverture de l’instruction judiciaire. »

Le ministre dit ne pas vouloir « entrer dans un jeu de ping-pong entre l’Afsca et la Justice. Cela ne sert pas à construire des solutions d’avenir. L’Afsca et les autorités judiciaires doivent clarifier certains points pour que l'Afsca se montre plus proactive à l’avenir. Et que l'Afsca n’ait pas peur de contrecarrer une enquête judiciaire. »

Par ailleurs, Denis Ducarme estime qu’à la lumière des infos recueillies au Kosovo, « l’Agence aurait dû adapter la fréquence des contrôles chez Veviba. Elle s’est contentée d’une fréquence basse. » Insuffisant ! Le ministre libéral estime aussi qu’« un inspecteur ne peut pas mener de contrôle plus de huit heures. Il est souvent seul. Pour de grandes structures comme Veviba, il faut adapter les contrôles et les approfondir. »

Enfin, Denis Ducarme estime que « les consommateurs n’ont pas assez d’information sur la viande, où elle a été découpée. Avec les acteurs de la distribution, Test Achats et les représentants agricoles, je veillerai à davantage de lisibilité pour consommateurs. Il doit savoir ce qu’il y a dans son assiette. »

 

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14 Commentaires

  • Posté par Dopchie Henri, mercredi 21 mars 2018, 18:32

    Manque de moyens? Mais ce n'est pas à l'occasion d'un incident qu'il faut s'en occuper. Dès qu'un problème apparaît dans une entreprise parastatale, l'Etat doit le résoudre. Dans les entreprises privées, c'est comme ça.

  • Posté par Museux J., mercredi 21 mars 2018, 13:37

    J'espère qu'ils contrôleront ce qui doit vraiment l'être... et pas seulement la tarte au riz, le fromage de Herve et les petits artisans...

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