Financement libyen: Ziad Takieddine affirme avoir bien rencontré Nicolas Sarkozy (vidéo)

Nicolas Sarkozy © AFP
Nicolas Sarkozy © AFP

Nicolas Sarkozy a été mis en examen (inculpé) mercredi soir pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Il dément toutes les accusations à son encontre.

Lors du journal de 20h de TF1, Nicolas Sarkozy a assuré n’avoir « jamais vu Takieddine depuis 2004 » et n’avoir « jamais reçu d’argent de sa part ». Au micro de Franceinfo, Ziad Takieddine, l’intermédiaire franco-libanais dit pourtant le contraire.

Ziad Takieddine déclare avoir rencontré plusieurs fois Nicolas Sarkozy depuis 2004, deux fois en Lybie et deux fois dans son appartement au ministère de l’Intérieur à Paris. « Je peux même vous décrire son appartement. J’ai décidé que ce monsieur était un sale type, un criminel, un minus. Qu’il réponde à la justice », a asséné Ziad Takieddine.

La note qui a tout déclenché

Le 28 avril 2012, dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Mediapart lâche une bombe : il publie une note attribuée à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, affirmant que le régime déchu de Mouammar Kadhafi avait accepté de financer pour « 50 millions d’euros » la campagne victorieuse en 2007 de Nicolas Sarkozy, alors en lice pour un nouveau mandat.

D’après le document diffusé par Mediapart, les 50 millions d’euros correspondaient à un « accord de principe » lors d’une réunion qui se serait tenue le 6 octobre 2006 en présence, côté français, du futur ministre de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, et de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine.

 
 
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