Triple attaque en France: une personne proche de l’assaillant a été placée en garde à vue (vidéo)

Le procureur de Paris François Molins, en charge des affaires de terrorisme, a tenu une conférence après les attaques perpétrées à Trèbes et Carcassonne, revendiquées par le groupe État islamique, qui ont fait trois morts et 16 blessés.

« Je précise qu’un dispositif d’aide aux victimes a été mis en place  », a annoncé le procureur qui a adressé ses pensées aux familles de victimes et en particulier à Arnaud Beltrame, ce gendarme qui s’est livré au ravisseur en échange de la libération d’une femme.

L’assaillant fiché S

« Le niveau de menace ne faiblit pas », a dit le procureur. Après avoir rappelé les faits de la triple attaque, François Molins a déclaré qu’une personne a été placée à garde à vue. « Une personne proche qui partageait la vie de l’assaillant ».

Le procureur a aussi confirmé que l’assaillant était fiché S depuis 2014 en raison de sa radicalisation et de ses liens «avec la mouvance salafiste».

« De nombreuses investigations sont en cours, pour connaître la provenance de l’arme de l’assaillant », a aussi précisé le procureur.

Un dispositif d’aide aux victimes a été mis en place.

Les faits

« Ce matin, peu avant onze heures, alors qu’ils rentraient d’un footing à Carcassonne, 4 CRS étaient pris pour cible par un individu dans une Opel Corsa blanche. Il a tiré sur les fonctionnaires », a expliqué François Molins. «  Six douilles étaient retrouvées sur les lieux des faits, l’auteur des faits prenait la fuite. Peu après des détonations étaient entendues dans le Super U de la ville de Trèbes ».

Les deux victimes du Super U sont un client et un commerçant.« L’auteur des faits est entré dans le magasin en criant ’allah akbar’ et en indiquant qu’il était un soldat de l’État islamique  », a notamment expliqué François Molins.

Radouane Lakdim s’est dit «prêt à mourir pour la Syrie. Il sollicitait la libération de frères avant de tirer sur un client et un employé du magasin qui, tous deux, décédaient sur place», a précisé François Molins.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les offres de service des libéraux francophones
: «
plus qu’une demande, moins qu’un chantage
»
?

    Négociations: tout le monde freine, même à Bruxelles

  2. ©News

  3. d-20171004-3H7GND 2019-07-11 06:57:30

    Les aides publiques aux aéroports régionaux dopent Ryanair… et les émissions de C02

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Gouvernements escargots

    Cette semaine, si tout va bien, le nouveau gouvernement bruxellois devrait voir le jour. C’est une prouesse en soi : la formation de l’exécutif de la capitale aura nécessité l’accord de six formations politiques, trois francophones et trois néerlandophones, et, dans le débat politique belge, Bruxelles est une Région qui cristallise souvent les tensions entre les premiers et les seconds. Un vrai gouvernement belge, en quelque sorte. Oui, c’est possible. Les Bruxellois entendent depuis quelques jours déjà parler de mobilité, de logement...

    Lire la suite