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Des cochons maltraités pour produire le jambon de Parme, selon Gaia

La Belgique est le sixième plus grand importateur de jambon de Parme.

Temps de lecture: 2 min

L’organisation de défense des animaux Gaia dénonce lundi, vidéo à l’appui, les conditions de vie « épouvantables » des cochons dans six élevages du Nord de l’Italie pour la production du jambon de Parme. Les images témoignent d’un manque d’hygiène et de violations du bien-être des animaux. L’association demande aux consommateurs de boycotter le jambon de Parme.

La vidéo publiée par Gaia est le résultat d’une enquête réalisée entre décembre et février derniers dans six élevages de la région de Lombardie, qui abritent chacun entre 3.000 et 10.000 cochons. On y voit notamment des animaux malades, parfois grièvement blessés, et des conditions d’hygiène exécrables. Ils sont d’ailleurs détenus dans des stalles illégales, interdites dans l’Union européenne depuis 2013, car ils n’ont pas la possibilité de se retourner, ajoute l’organisation.

Gaia demande aux consommateurs de ne plus acheter de jambon de Parme et aux chaînes de supermarchés d’arrêter d’en commercialiser, alors que la Belgique est le sixième plus grand importateur du produit. « Le jambon de Parme est le résultat d’une grave souffrance animale », dénonce Michel Vandenbosch, le président de Gaia. « Il est grand temps que les consommateurs ouvrent les yeux : le jambon de Parme n’a rien d’un produit prestigieux. »

L’organisation déplore également que le bien-être animal n’entre pas en compte dans l’octroi des quelque 7 millions d’euros de subsides de l’Union européenne pour le secteur. Les promoteurs du jambon de Parme « foulent au pied » les règles européennes, ajoute-t-elle.

Un scandale similaire avait éclaté fin 2016 après la diffusion d’une vidéo de l’ONG « Essere Animali », démontrant également des maltraitances animales dans un élevage. Le Consortium du Jambon de Parme, l’organisme officiel chargé de la protection de l’appellation, avait alors condamné les faits et réclamé des sanctions disciplinaires.

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3 Commentaires

  • Posté par Gonieau Marcel, lundi 26 mars 2018, 12:26

    Il me semble que dans ce cas comme dans toute dénonciation, il ne devrait pas y avoir de droit de publication si la dénonciation n'est pas complétée de la réponse et des arguments de l'association visée. Trop de condamnations partiales défient notre esprit critique et notre libre examen. Ce n'est pas parce qu'un article de presse est incomplet, tendancieux ou mal ficelé qu'il faut boycotter toute la presse.

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