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Une ministre à l’école de Poudlard

La classe a été divisée en quatre maisons par la magie du Choixpeau. Une application du Pacte d’excellence, selon Marie-Martine Schyns.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

S ilencio ! » Madame Céline sort sa baguette magique et lance le sortilège de mutisme. Aussitôt, sa classe se calme pour écouter. Enfin, presque…

C’est que la classe de troisième et quatrième années est en ébullition depuis que l’on a annoncé une importante visite. Heureusement, ce n’est pas celle de la sous-secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Magie, Dolores Jane Ombrage, car l’école Saint-Martin, de Jauche, n’a nul besoin de se battre contre les forces du mal, mais bien celle de la ministre de l’Éducation, Marie-Martine Schyns, venue découvrir un univers recréé par un enseignant bruxellois, Jonathan Smyers, lequel a même créé un groupe spécial Facebook réservé aux instituteurs et qui compte plus de 5.000 membres.

« Dès qu’il a lancé l’idée, je savais que je l’appliquerais dès que j’aurais ma propre classe, nous commente Céline François, qui a fait ses études avec l’enseignant précité. Depuis le début de l’année, avant même de rentrer en classe avec la projection du début du premier épisode de Harry Potter, nous voguons dans cet univers, en appliquant le programme évidemment. »

Cela va de la lecture à la production d’écrits, en passant par des dictées tirées du livre ou des exposés sur les créatures magiques. Mais cela concerne aussi les éveils scientifique (cours de potions), géographique (fabrication d’un plan du château) et artistique (baguette, chouette).

Les élèves de Minerva McGonagall, alias Céline François, sont rappelés à l’ordre dès l’entrée en classe, puisqu’elle affiche la plateforme 93/4, en référence au quai du Poudlard Express qui amène les enfants dans un lieu pas comme les autres. Chaque élève a même dû passer l’épreuve du « Choixpeau ». L’institutrice s’est basée sur le caractère de chacun pour les verser dans une des maisons de Poudlard : le travail et la tolérance, notamment, pour Poufsouffle, l’ingéniosité et l’ambition pour Serpentard, le courage et l’audace pour Gryffondor, et la sagesse et la créativité pour Serdaigle.

Souvent, le matin, les élèves doivent passer des petites épreuves, comme répondre à des énigmes, des charades ou le compte est bon, comme dans la fiction. Nul ne sait cependant comment ils s’échangent leurs « chocogrenouilles » dans la cour de récréation.

Pourtant, de la cohésion, il y en a dans la classe. « Que ce soit au sein des maisons ou entre elles, note l’institutrice, pendant que Clara, Justine, Raphaël et les autres répondent aux questions de la ministre. C’est vrai que l’objectif premier, c’est de motiver les enfants en reliant au maximum les savoirs et les savoir-faire entre eux, en donnant du sens à l’apprentissage, mais je constate avec bonheur que les enfants s’entraident sans qu’on leur demande. »

C’est ce que l’on peut appeler la magie de Poudlard. Et tandis que le directeur Thierry « Dumbeldore » Vandermotten accompagne la ministre dans une autre classe, Madame Céline reprend sa baguette. C’est l’heure de revenir à la réalité et d’apprendre l’imparfait. Pour cela, rien de tel que de lire un extrait de « Harry Potter à l’école des sorciers » pour ne pas endormir directement ses élèves… En regardant son stylo, un élève lance « Wingardium leviosa » pour tenter de le lever sans le toucher. Pas de chance, la magie ne va pas encore jusque-là !

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