Toyota rappelle 8.000 voitures en Belgique pour les airbags suspects

Dans certaines voitures Toyota, les airbags peuvent provoquer des blessures en cas de choc. © D.R.
Dans certaines voitures Toyota, les airbags peuvent provoquer des blessures en cas de choc. © D.R.

Le constructeur automobile japonais Toyota rappelle 1,17 million de voitures à travers le monde, dont 210.000 en Europe et 8.000 en Belgique. En cause : des airbags fournis par l’ancien équipementier japonais Takata, possiblement défectueux. Dans des cas très spécifiques et très rares, ces airbags peuvent se déclencher, se déchirer et envoyer des particules de métal qui ont de quoi blesser le conducteur et les passagers. Plus de vingt personnes seraient mortes à cause d’airbags Takata défectueux dans le monde.

« Des risques infimes »

Contacté par Le Soir, Toyota Belgique explique qu’il s’agit en réalité d’une deuxième vague de rappel, la première remontant à mars 2017. Il assure qu’il s’agit là d’une mesure de pure précaution. « Les risques sont vraiment infimes. » Le constructeur indique que « les 8.000 propriétaires belges de voitures concernées par le problème seront contactés personnellement grâce au numéro de châssis. Ils seront invités à se rendre chez leur concessionnaire Toyota pour une réparation gratuite. » Les modèles concernés sont certaines Yaris, Auris et Corolla produites entre janvier 2009 et décembre 2014.

Takata n’a pas survécu au scandale

Cette affaire d’airbag Takata n’est pas neuve. Et d’autres marques, comme Ford, BMW, Nissan ou Honda, ont été touchés par le même souci que Toyota et ont déjà effectué des rappels de véhicules. Ces opérations avaient eu lieu suite à un vaste scandale international d’airbags défectueux chez Takata. Les autorités américaines avaient poursuivi l’équipementier. Début 2017, l’entreprise avait conclu un accord avec l’organisme de régulation automobile américain pour échapper à une amende qui lui aurait été fatale. Six mois plus tard, Takata avait fini par déposer le bilan.

 
 
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