Le PTB est le parti francophone le plus outillé pour l’utilisation des données

©Michel Tonneau / Le Soir
©Michel Tonneau / Le Soir

Cela fait un moment que les batailles électorales se livrent également sur les réseaux sociaux. On se souvient de l’usage intensif de Facebook fait par Barack Obama lors de la campagne présidentielle de 2008. En 10 ans, les techniques ont évolué, permettant de cibler au mieux les électeurs, en franchissant parfois les limites de la légalité, comme l’a récemment rappelé le scandale Cambridge Analytica.

Alors que la Belgique s’apprête à vivre une importante séquence électorale, Le Soir s’est intéressé aux pratiques des différents partis.

Le PTB à la pointe technologique

Du côté francophone, c’est le PTB qui est à la pointe technologique. Le parti d’extrême-gauche s’est équipé du logiciel américain NationBuilder, celui-là même qui a été utilisé avec succès par l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Germain Mugemangango, porte-parole du PTB, explique ce choix : « NationBuilder nous permet de distinguer au sein de notre base de données, qui compte des dizaines de milliers de personnes, celles intéressées par des thématiques spécifiques afin de cibler nos messages ».

Ecolo a songé à utiliser le même logiciel, mais a abandonné l’idée « pour des raisons idéologiques et éthiques ». Vincent Van Osta, responsable du département informatique des verts, justifie ce choix : « Les données de vos membres et sympathisants sont stockées sur les serveurs de Nation Builder, aux Etats-Unis. Et donc soumises à la loi américaine ».

►Comment les partis politiques utilisent nos données privées? Toutes les réponses dans notre enquête sur Le Soir+.

 
 
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