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Bastion social, le groupuscule néofasciste qui s’enracine en France

Les antennes du mouvement d’extrême droite radicale Bastion social essaiment aux quatre coins de l’Hexagone. Depuis quelques mois, les incidents violents impliquant des militants d’extrême droite se multiplient. Un réseau européen se dessine en filigrane de leurs actions coup de poing.

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Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 5 min

Depuis quelques mois, ils infiltrent l’actualité à grand renfort d’actions coup de poing. Ce sont d’abord ces militants d’extrême droite qui ont attaqué le Lycée autogéré de Paris le 16 mars, proférant des insultes, mimant des saluts nazis et blessant des étudiants. D’autres étudiants agressés aux alentours de l’université de droit de Lille 2, dix jours plus tard, par des membres d’un groupe d’extrême droite local. De vives tensions à Montpellier entre la Ligue du midi, mouvement identitaire, et des militants antifascistes. Et ce dernier épisode, dans la nuit du 28 au 29 mars, quand quatre étudiants sont agressés sur le campus de l’université de Strasbourg par une dizaine d’individus qui leur ont reproché d’arracher des affiches du groupuscule d’extrême droite Bastion social. À Marseille, les rassemblements se multiplient pour contrer l’ouverture du nouveau local de ce mouvement.

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2 Commentaires

  • Posté par Deltenre Raymond, mardi 10 avril 2018, 10:26

    J'ai du mal à imaginer qu'on ne puisse pas en France fermer ces établissements. Le droit relatif à la police administrative chez nos voisins et en Belgique sont très semblables (le second découlant du premier depuis plus de 200 ans). Une porte coupe-feu manquante, une sortie de secours trop étroite pour le nombre de personnes qui peuvent être présentes dans la salle, une installation électrique quelque peu vieillotte ou défaillante, une signalétique de sortie de secours absente, etc. et l'établissement peut être fermé par le Maire et /ou par le Conseil municipal. Evidemment, il faut un certain courage politique ...

  • Posté par Björn Deckers, lundi 9 avril 2018, 19:20

    Rappelons que ces milieux sont aussi auteurs d'appels aux meurtres. Cinq des députés (sur 17) de la France insoumise sont ainsi visés par des menaces de mort des milieux de l'extrême droite radicale et cette obstination à cibler la gauche offre un éclairage important par ailleurs sur les prétendues visées sociales de ces mouvements, qui n'ont de social que l'exploitation cynique de la misère et de la bêtise. Un mouvement qui appelle aux meurtres, on appelle cela un mouvement terroriste! Si les élus de la République cherchent un motif pour mettre ces enragés hors d'état de nuire, ils l'ont! Emmanuel Macron et Gérard Collomb n'ont aucune excuses. Aucune! Et j'ose espérer qu''ils réagiront enfin avant d'avoir du sang sur les mains!

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