Les empreintes digitales sur la carte d’identité violent la vie privée

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La Commission de protection de la vie privée a rendu un avis négatif sur les nouvelles cartes d’identité contenant les empreintes digitales de leur titulaire, écrivent mercredi les journaux De Tijd et L’Echo . Le gouvernement Michel souhaite appliquer la mesure à partir de l’an prochain pour faciliter la détection des fausses cartes.

La Commission qualifie le projet de loi de «disproportionné» et «non conforme à la loi sur la protection de la vie privée», selon les quotidiens. «Le relevé des empreintes digitales de l’ensemble de la population n’est pas une mesure anodine sur le plan de la protection de la sphère privée. C’est une mesure intrusive», a déclaré la Commission dans son avis.

La mesure avait déjà été critiquée par l’Open Vld qui avait fini par l’accepter à condition qu’aucune banque de données ne soit constituée sur base des empreintes récoltées.

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) prévoit qu’à partir de 2019, la puce électronique de chaque carte d’identité ou carte d’étranger contienne une image numérisée des empreintes digitales de deux doigts. Ces données ne seraient conservées que le temps nécessaire à la fabrication de la carte d’identité et seraient retirées de la banque de données après trois mois maximum.

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