Braine-l’Alleud a le plus vieux jumelage du Brabant wallon

Le maire de Ouistreham Riva-Bella (2 e  en partant de la droite) était passé à Braine-l’Alleud en 2015.
Le maire de Ouistreham Riva-Bella (2 e en partant de la droite) était passé à Braine-l’Alleud en 2015. - D.R.

Tout est parti d’une amitié entre un Flamand et un Wallon. Durant la Seconde Guerre mondiale, Raymond Brassine, qui a plus tard occupé la fonction de bourgmestre de Braine-l’Alleud de 1965 à 1967, s’est lié d’amitié avec un autre combattant : Achille Demeyer. Par la suite, ce dernier s’est établi dans la ville de Ouistreham Riva-Bella, en France. L’homme a même présidé un club de basket-ball de la région pendant plusieurs années. Un jour, le combattant flamand a eu la visite de son ami wallon Raymond Brassine, de passage en Normandie. L’idée du jumelage a alors vu le jour. Une idée concrétisée en 1954. Ouistreham et Braine-l’Alleud étaient désormais liées.

Depuis lors, 64 années de liaison se sont écoulées. Des liens se sont inévitablement créés entre Ouistrehamais et Brainois. « Plusieurs associations ou citoyens sont en contacts permanents », affirme Véronique Denis-Simon, l’échevine brainoise des Jumelages. « Les pompiers de Braine-l’Alleud se rendent parfois en Normandie pour échanger des conseils sur les bonnes pratiques avec leurs homologues ouistrehamais. Ils y sont allés d’ailleurs pour l’inauguration de la nouvelle caserne du service incendie de Ouistreham. » Et outre les échanges entre pompiers, des liens existent également entre les deux villes avec l’école des Arts de Braine-l’Alleud. « À l’époque, il y avait une biennale qui était organisée. Et l’école des Arts s’y rendait. Mais cela n’existe plus. »

La chorale de Lillois, « La Rivelaine », collabore également avec la chorale locale. « La Rivelaine s’y rend un an sur deux. Et l’autre année, c’est l’inverse », raconte Véronique Denis-Simon.

Des liens entre autorités

Au niveau des autorités, les deux communes ont également tissé quelque chose. La commune de Braine-l’Alleud est en contact avec le maire de Ouistreham, Romain Bail, élu en 2014. « Étant donné qu’il souhaite créer un nouveau musée dans sa commune, M. Bail vient régulièrement à Bruxelles pour solliciter des subsides auprès des autorités européennes. Il n’est alors pas rare qu’il nous passe un coup de téléphone pour nous demander d’aller au restaurant ensemble. Chose que nous acceptons directement », reconnaît l’échevine brainoise des Jumelages.

Dans l’autre sens, des visites ont également eu lieu. Une délégation brainoise s’était rendue en 2014 pour célébrer le 70e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie. « C’est un souvenir très fort qui m’a d’ailleurs marquée personnellement. Avec le bourgmestre Vincent Scourneau, nous avons eu la chance de rencontrer d’anciens combattants, présents lors du débarquement. C’était d’ailleurs très intéressant de discuter avec eux. » Pour cette commémoration, un important contingent de chefs d’États avait fait le déplacement. Des personnalités politiques de premier plan qui ont marqué l’échevine brainoise. « Croiser Barack Obama, Vladimir Poutine ou la Reine d’Angleterre, c’était effectivement très impressionnant. » En 2014, une délégation française avait fait le chemin inverse pour renouveler la charte de jumelage qui unit les deux villes. Une signature obligatoire tous les dix ans. « C’est à chaque fois une bonne occasion de se revoir et de renforcer les liens  », conclut Véronique Denis-Simon.

 
 
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