Carrefour Belgique revoit ses licenciements à la baisse (vidéo)

Depuis ce vendredi matin, la direction de Carrefour et les syndicats sont réunis en conseil d’entreprise. Il y est question de la restructuration des activités du groupe français en Belgique. Annoncée le 25 janvier dernier, ce « plan Renault » en est toujours au stade d’information, les négociations à proprement parler ne devant démarrer que le 24 avril prochain. Pour rappel, 1.233 emplois sont sur la sellette.

Consacré initialement à l’organisation du travail, le conseil d’entreprise de ce vendredi a été le théâtre, ce midi, d’annonces de la direction aux syndicats sur le devenir de six grands magasins de type « Hyper ». Belle-Ile et Genk ne fermeront finalement pas. Ils deviendront des supermarchés intégrés de taille « Market ». Et pour les six implantation, il y aura des conséquences positives pour l’emploi. 191 d’entre eux devraient être préservés au total, a pu apprendre Le Soir.

A Liège, l’Hyper de Belle Ile ne va pas purement et simplement disparaître. Il devrait devenir un Market. Des négociations en ce sens sont en cours avec le propriétaire des lieux quant aux conditions d’exploitation. Du coup, 80 personnes pourraient garder leur travail.

A Haine Saint-Pierre, la direction de Carrefour voulait transformer l’Hyper en Market de 2.500m2. Ce sera finalement 3.500m2 avec 19 emplois sauvés. Les effectifs devraient en effet passer à 81 personnes et non plus à 62 comme annoncé en janvier.

A Genk, Carrefour renonce à la fermeture et recherche une solution interne pour garder 2.500m2 avec 45 emplois sauvés.

A Westerlo, l’Hyper ne sera pas réduit à 2.000m2 mais à 2500m2. 10 emplois préservés.

A Bruges Sint-Kruis, la conversion en Market est toujours de mise mais avec 500m2 supplémentaires par rapport aux projets initiaux et 12 emplois conservés.

A Turnhout, il y aura maintien de l’Hyper avec 2000m2 en moins mais avec un renoncement à la suppression de 25 emplois. Il y aurait toutefois un impact sur l’organisation du travail. Carrefour annonce « privilégier l’installation d’un ou plusieurs partenaires externes complémentaires au sein du magasin afin d’améliorer l’attractivité du site. »

La préservation de 191 emplois devrait donc ramener le nombre total de licenciements à 1.042. La direction poserait toutefois certaines conditions à ce recul dans ses prétentions de licenciements, notamment en modifiant certains contrats d’emplois à Belle Ile et Genk.

Rappelons en outre que ce chiffre reste conditionné par les négociations entre syndicats et direction qui s’ouvrent dans dix jours. Il est indubitable que les représentants des travailleurs tenteront de faire fondre davantage le nombre de pertes d’emplois, notamment au siège à Evere.

 
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