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Jean-François Kahn sur les frappes en Syrie: «C’est nouveau, la punition avant le verdict»

Les frappes contre la Syrie orchestrées par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont eu lieu quelques heures avant l’ouverture de l’enquête sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad. Cette stratégie de la tension est tout profit pour de nombreux dirigeants.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Je soulignais, ici, il y a quatre semaines, ce que la réaction britannique à l’empoisonnement d’un ex-agent double soviétique avait de paradoxal.

La responsabilité de l’« Etat profond » russe est certes probable, mais la logique voulut que l’on enquête, que l’on rassemble les preuves et que, dès lors, si cette responsabilité était avérée, on sanctionne durement. Au lieu de quoi, avant toute enquête, donc avant tout recueil de preuves, on a désigné le coupable, ameuté le monde entier, mais on sanctionne… très mollement.

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8 Commentaires

  • Posté par Hennaux Jean, mercredi 18 avril 2018, 14:15

    L' immense champ de gaz et de pétrole récemment découvert en méditerranée n'est-il là au large de gaza, du Liban et de la Syrie? Israël n'en est-il pas coupé? Est-ce juste pour ce perpétuel (et quasi biblique) conquérant? Est-ce juste pour la France et l'Angleterre qui , constamment, se sont si intimement et si intensément mêlée des affaires syriennes depuis l'effondrement de l'Empire Ottoman ?

  • Posté par Eric Lavenne, mardi 17 avril 2018, 9:55

    ce regard et non cette regard

  • Posté par Eric Lavenne, mardi 17 avril 2018, 9:54

    Je partage quasi entièrement l'avis d'un commentaire ci dessous. Et son questionnement quant -au fait" d'être conscients de tous les enjeux de ce conflit au Moyen Orient ?" La réponse est sans nul doute NON. En simple , se faire une idée de l'ampleur du "phénomène" "Syrien" et de son "immense" complexité en ce les multiples interactions comprises; est (et non serait) de consulter une carte des diverses zones d'influences (mais à situations variables -> consultations récurrentes ) en ce "territoire Syrien". Cet effort a déjà été réalisé en ce journal (et très bien d' ailleurs). Mais ces dites cartes parfaitement démonstratives apparaissent ici, un laps de temps très restreint. Pourtant , cette "regard" est bien à la portée de chacun d'entre nous

  • Posté par Jules Vandeweyer, mardi 17 avril 2018, 8:40

    Analyse très pertinente. Ajoutons que, dès le début, on a voulu renverser le régime Assad sans passer par des négociations ou des sanctions. (A quoi sert l'ONU?). On a armé l'opposition et on a permis à l'I.S. de se développer. Quel gâchis. Mais, sommes-nous bien conscients de tous les enjeux de ce conflit au Moyen-Orient?

  • Posté par Naeije Robert, lundi 16 avril 2018, 21:49

    Excellent article, merci M Kahn.

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