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ND Hermalle: Medix, une mini-station d’épuration biologique

Un partenariat entre plusieurs sociétés liégeoises et l’université de Liège. Le procédé vise à éliminer par voie biologique les résidus des hôpitaux

Temps de lecture: 2 min

C’est une première en Région wallonne ! A partir du moi de mai, le Centre hospitalier chrétien (CHC) participera à un projet de recherche sur son site de Notre-Dame Hermalle. Ce projet, dénommé Medix, constitue en fait une mini-station d’épuration destinée au traitement des eaux usées des hôpitaux et des entreprises pharmaceutiques qui sera testée en situation réelle.

En temps normal, les eaux des hôpitaux sont épurées mais il a été démontré que des détritus restaient tout de même dans ces eaux. « A côté des effets bénéfiques liés aux molécules pharmaceutiques, il règne aujourd’hui une certaine inquiétude quant à leurs effets à long terme sur les écosystèmes et la chaîne alimentaire. »

C’est sur base de ce constat que plusieurs sociétés liégeoises et l’Université de Liège, avec le soutien du Pôle Greenwin, ont souhaité tester un procédé qui vise à éliminer efficacement, par voie biologique – dégradation des éléments organiques par des bactéries – les résidus de produits pharmaceutiques dont on redoute les effets sur l’environnement et la chaîne alimentaire. Et ce, sans recourir à des techniques énergivores de type AOP (Advanced Oxydation Processes).

Des tests encourageants

Les premiers tests de traitement des macropolluants et des résidus sont encourageants . Ils ont été effectués en laboratoires. L’étape suivante du projet peut enfin se réaliser : une station à taille réelle.

« Le CHC va servir de laboratoire pour l’ensemble des hôpitaux de la Belgique, explique le directeur de la clinique, Claudio Abiuso. Non seulement, ça va nous permettre de comprendre notre empreinte environnementale, mais en plus un échantillon représentatif va démontrer la reconnaissance du CHC. »

L’unité de traitement sera installée à l’entrée de la clinique côté rue Marchand, à quelques mètres à peine de la station d’épuration existante du site. C’est sur l’entrée de la station actuelle que le prototype sera d’ailleurs branché. Elle traitera entre 20 et 25 % des eaux rejetées par la clinique.

Afin d’éviter toutes nuisances aux riverains, aux patients et aux membres du personnel, l’installation sera pourvue de cuves de désodorisation et de dispositifs d’insonorisation. L’impact visuel sera également réduit à travers une clôture métallique.

Concrètement, le montage de la station d’épuration sera fini fin avril et les tests commenceront début mai pour durer six mois.

 

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