«Sous Silence», le projet qui fait parler ceux qu’on n’entend pas

Les étudiants du master en journalisme de l’Université libre de Bruxelles (ULB) lancent ce mercredi « Sous Silence », un projet transmédia (presse écrite, radio, télé, webdocumentaire) dont Le Soir est partenaire et qui a pour objectif de faire émerger les voix de ceux que l’on entend peu ou pas dans la société.

Du 18 au 29 avril, ces étudiants invitent à tendre l’oreille pour écouter ces témoignages à travers des récits, des enquêtes, des portraits, des reportages… Comment ? Dans les éditions des médias partenaires avec lesquels ils ont travaillé. Outre Le Soir, la chaîne de télé BX1 et Radio Campus. Mais aussi sur un mini-site (soussilence.lesoir.be) et via les réseaux sociaux. Au travers de ces différents médias, ils abordent des sujets aussi divers que les femmes autistes, les anarchistes, les bouddhistes ou encore les Brésiliens de Bruxelles.

Derrière ce projet, les étudiants soulèvent un paradoxe. A l’heure de la communication instantanée et omniprésente, une impression se dessine : on entend toujours les mêmes. Entre ceux qui se taisent par peur d’être mal compris, et ceux qui n’arrivent pas à se faire entendre, les raisons de rester sous silence sont nombreuses.

Ces apprentis journalistes se sont donc fixé comme objectif de délier les langues de ceux que l’on n’entend pas. Ce projet journalistique affiche aussi une ambition participative. Les internautes pourront faire des propositions via un bouton d’alerte sur leur site web. L’idée étant de faire réagir ceux qui ne se sentent pas écoutés et de stimuler leur envie de prendre la parole.

Consulter le site de l’opération «Sous Silence»

 
 
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