Charleroi: les marquages routiers passent à la vitesse supérieure

Dans cet article
Au cours de l’année 2018, l’objectif est d’effectuer 3.200 interventions, soit une centaine chaque semaine en saison.
Au cours de l’année 2018, l’objectif est d’effectuer 3.200 interventions, soit une centaine chaque semaine en saison. - dr.

Lignes continues ou discontinues, triangles « cédez le passage », traversées piétonnes, stries délimitant un espace réservé, stationnements en voirie : les marquages routiers demandent un suivi et un entretien en permanence, sous peine de mettre les usagers en danger.

En l’absence de signalisation horizontale, piétons et cyclistes sont exposés à des risques d’accidents graves. Or, Charleroi a fait de la sécurité routière une de ses priorités d’action : des ralentisseurs et panneaux ont ainsi été installés aux abords de nombreuses écoles pour y contraindre les automobilistes à lever le pied.

Dans la foulée, une importante campagne de marquage au sol vient de démarrer. Elle va s’intensifier avec les beaux jours, plusieurs chantiers sont actuellement en cours. En charge de la Voirie et de la Sécurité routière, l’échevin CDH Eric Goffart aime à le souligner : « Jamais notre ville n’a mené une opération de cette ampleur. »

De fait, au cours de l’année 2018, l’objectif est d’effectuer 3.200 interventions - soit une centaine chaque semaine en saison - dont 1.700 traversées piétonnes. Depuis 2016, le service communal de la voirie a repris cette compétence à la zone police. « Dans un souci d’efficacité, nous avons mis en place trois axes d’intervention », poursuit l’échevin. Le premier, c’est l’interne : « Nos équipes spéciales de voirie qui comptent une vingtaine d’agents se concentrent sur les urgences ».

Chaque année, plus de 200 traversées piétonnes usées ou dégradées sont ainsi réalisées ainsi que des triangles « cédez le passage », des stops, des lignes jaunes, des emplacements PMR, des places de stationnement, etc. Pour faire face aux besoins, deux marchés publics complètent ce dispositif, l’un financé sur le budget ordinaire (entretiens), l’autre à l’extra (créations de nouveaux marquages) : le premier a été passé pour une période de 48 mois (4 ans) et a démarré l’an passé. Les interventions sont définies dans des bons de commande : pour l’intraring, quelque 200 traversées ont par exemple été remises à neuf, ainsi que quelque 300 triangles « cédez le passage » et des centaines de lignes stop.

L’opération s’est poursuivie à Charleroi nord, elle va s’étendre à présent à l’ensemble du territoire dans les autres districts. D’un montant de 200.000 euros, le second marché privilégie l’usage du thermoplastique deux à trois fois plus résistant que la peinture routière intégrant des microbilles de verre. Ce marché vient de permettre le traçage de la signalisation sur 7,5 kilomètres de tronçons nouvellement refaits à Marchienne, Jumet et Gilly, dans une dizaine de voiries parfois très fréquentées.

Les interventions sont tributaires des conditions climatiques, et de ce côté-là, la météo estivale de cette semaine leur est franchement favorable.

Deux fois 90 minutes

Par Didier Albin

Le traçage d'une traversée piétonne demande en moyenne trois heures de travail aux équipes spéciales de voirie, il s'effectue en deux phases de 90 minutes, pour chacune des moitiés du passage. La durée de vie du marquage dépend évidemment des conditions de circulation et de l’environnement: elle varie de un an à trois ans lorsqu'il est exécuté avec de la peinture jusqu'à 5, 6 voire 7 ans pour des réalisations en thermoplastique. A Charleroi, les travaux de signalisation routière tiennent compte de la présence de pistes cyclables ou de l’opportunité validée par la Commission Trafic et Mobilité d'en créer de nouvelles. Selon l'échevin Goffart, cela vaut tant pour les entretiens que les nouveaux marquages.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. ©AFP

    Nafissatou Thiam au «Soir»: «L’athlète parfait n’existe pas»

  2. Jean Faniel, docteur en sciences politiques, est directeur général du CRISP.

    Une guéguerre entre constitutionnalistes comme entre politiques?

  3. A la veille du G7 qui se tiendra à Biarritz, le président français à reçu son homologue russe au fort de Brégançon. La Russie étant exclue du G7 en raison de la crise urkrainienne.

    G7: Emmanuel Macron veut réinventer «cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok»

Chroniques
  • Lettre d’Europe: le «Vieux Monde» a encore son mot à dire, non?

    L’Union européenne est à cran. Elle émerge à peine de dix ans de crise et de croissance larvée et fait face à un ralentissement économique. Les Européens regardent, médusés, le bras de fer commercial entre Washington et Pékin – et le chaud et froid que souffle l’hôte de la Maison-Blanche. Voilà qui ne fait pas notre affaire. Logique. Tout ce qui peut entraver la croissance du commerce international est perçu, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme une (autre) menace quasi-existentielle, qui s’ajoute à la perspective d’un Brexit sans accord et d’élections anticipées en Italie, qui pourraient donner les « pleins pouvoirs » à la Ligue et à son patron Matteo Salvini.

    On aime d’autant plus détester M. Trump qu’il n’a guère d’égards pour ses « alliés » européens. Il laisse toujours planer la menace de droits de douane sur les voitures allemandes et a prévenu que l’assouplissement de la politique monétaire européenne,...

    Lire la suite

  • Au Pukkelpop, le drapeau qui met le feu. Dangereux...

    Suite à la proposition faite par la N-VA au prochain gouvernement flamand d’établir un « canon » de l’identité flamande, des historiens du nord du pays ont dénoncé une mauvaise manière d’enseigner l’histoire. Il faudrait plutôt, affirmaient-ils, expliquer aux jeunes que l’histoire est une construction qui est déterminée par les questions que l’on pose au passé. Ce serait encore mieux si ces questions étaient posées par les élèves....

    Lire la suite