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Jette: «Finir assez tôt pour le Mondial»

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Accueillant jadis les voitures à bras ouverts, « la » place commerçante du cœur de Jette va très prochainement se dévoiler sous son visage 100 % piéton. La fin d’un projet piloté entièrement par la Région et englobé dans le vaste projet d’aménagement de la ligne de tram 9 et dont les bases ont été jetées au début des années 2000, alors que le ministre en charge des Travaux publics était encore Jos Chabert (CD&V), décédé depuis lors. « C’est un dossier si ancien que moi-même, j’en perds mes repères temporels », admet Hervé Doyen, bourgmestre CDH de la commune, qui dit néanmoins se rappeler que le spectre de chantier était déjà au cœur de la campagne électorale de 2012.

Une des étapes clés du chantier, celle de la construction d’un parking souterrain sous la place Reine Astrid (le nom officiel de la place du Miroir), vient tout juste de se terminer, avec trois bons mois de retard néanmoins. Un retard qui n’aura cependant pas pénalisé le démarrage des travaux de dallage en surface, qui ont déjà commencé.

S’il était initialement prévu que la place soit inaugurée en septembre prochain en même temps que la nouvelle ligne de tram, le planning va normalement être raboté de deux gros mois. La commune prévoit en effet de projeter les matchs des Diables Rouges sur la place durant l’été. « Tout le challenge est maintenant pour l’entrepreneur, qui a accepté le défi, de finir assez tôt pour le Mondial », explique Bernard Van Nuffel, échevin des Travaux publics (Ecolo). Il s’agit, explique-t-il, d’un « gentlemen agreement » passé avec la Région et l’entrepreneur et non pas d’une avancée sur le planning obtenue grâce à une prime. Si tout se passe comme prévu et que la place est accessible durant l’été, il pourrait en tout cas s’agir d’une très bonne opération pour la majorité.

Outre un finissage à temps pour les beaux jours, l’autre enjeu clé de ce chantier reste sans conteste l’épineuse question des commerces impactés par les travaux du tram, du parking souterrain et de la place. Cela fait en fait de longs mois que plusieurs d’entre eux crient au désastre économique, alors que les premiers coups de pelle remontent à mai 2016. Si une indemnité leur avait été promise par le ministre des Travaux publics Pascal Smet (SP.A) en début à l’annonce des travaux, le régime de dédommagement a tardé à être mis en place et ne satisfait visiblement pas les foules en termes de montants proposés. Même si l’indemnisation des commerçants impactés par les travaux relève des compétences de la Région, la grogne des commerçants locaux dans un contexte préélectoral a mis l’exécutif local sous pression. « On ne va pas se cacher que c’était un stress » admet Bernard Van Nuffel, qui fait néanmoins valoir les investissements communaux réalisés pour relocaliser temporairement le marché local. « Notre priorité, c’est de recréer le plus vite possible les conditions d’une reprise des activités économiques. »

 

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