Accueil Belgique Politique

Maggie De Block au «Soir»: «Je vais rembourser les soins de santé mentale»

Malgré une rude opposition, la ministre de la Santé défend sa politique. Elle annonce une prise en charge de la consultation chez le psy et livre des chiffres sur la remise au travail. Entretien.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 5 min

Il y a trois ans, Maggie De Block, c’était un haut capital sympathie, un leadership interrompu dans les sondages d’opinion, un parler vrai qui faisait mouche, une popularité rare dans les lieux publics. Le tout de manière égale de part et d’autre de la frontière linguistique. Maggie De Block, c’était « super Maggie ». Mais c’était il y a trois ans. Aujourd’hui, l’image est abîmée par les centaines de millions d’économies dans le budget des soins de santé, par les coups répétés de l’opposition, par la difficulté à communiquer sur sa vision – souvent plus flamande que belge – de ce que doit être une politique de santé quand l’argent vient à manquer.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

6 Commentaires

  • Posté par Présiaux Françoise, samedi 21 avril 2018, 19:34

    «  Je vais rembourser ».....!? Ah bon, il faudrait lui rappeler que « Nous » lui accordons son poste pour une législature donc c’est nous qui les rembourserons.

  • Posté par Ravedovitz Jacques, samedi 21 avril 2018, 17:25

    Ce week-end des 24 et 25 avril, Le Soir publie un long interview de Maggie De Block, avec en titre : « Les visites chez le psychologue seront remboursées ». Titre accrocheur et interpellant pour tout professionnel de la santé mentale, dont je suis. Mais dès la première page, deux extraits illustrent la ligne inchangée de la ministre de la Santé : « Il s’agira de rembourser un traitement de courte durée chez un psychologue ou un orthopédagogue clinicien au sein d’un cadre multidisciplinaire », et plus loin : « Il faut un certain niveau – c’est-à-dire, comme en France, un master de niveau universitaire – pour prodiguer des soins de santé mentale. Dans le cas contraire, c’est dangereux pour les gens. » Je vais donc me dénoncer : je suis psychothérapeute clinicien depuis plus de trente ans. J’ai exercé principalement jusqu’en 2016 en cabinet privé et je travaille actuellement au sein d’une maison médicale multidisciplinaire dans les Ardennes. Je ne vais pas ici donner tous les éléments (cours universitaires en élève libre, formations, supervisions et travail personnel) de mon curriculum vitae donnant crédit et rigueur à l’exercice de mon métier, avec toutes les exigences requises. Mais voilà, 3 problèmes viennent rendre mon activité professionnelle passée et présente illégale, voire dangereuse ! Je n’ai pas le diplôme universitaire de psychologue, j’ai exercé durant une bonne vingtaine d’années cette activité en cabinet privé et non au sein d’un « cadre multidisciplinaire » et étant d’inspirations analytique et systémique, je n’ai pas pour objectif prioritaire d’offrir des « traitements de courte durée ». En effet, il est parfois nécessaire de permettre un suivi plus long en fonction des difficultés ou des pathologies présentées par les patients. Bien sûr, ce métier à haute responsabilité exige un parcours important et long, fait de formations rigoureuses et reconnues. Rappelons qu’en Belgique, encore actuellement, la plupart de ces formations sont post-universitaires. Il est donc faux et là, même dangereux, de faire croire au public que le ou les diplômes universitaires sont suffisants et garants d’une qualité et d’un sérieux concernant les soins prodigués aux personnes. On ne devient pas clinicien psychothérapeute en 5 ans d’études universitaires de psychologie, ni en 12 ans d’études universitaires de médecine. Tant les formations post-universitaires qu’une psychothérapie personnelle permettent d’éviter au maximum de transférer sur les patients ses propres difficultés et ses propres valeurs. En conclusion, si « danger » il devait y avoir, ce serait plutôt du fait de professionnels qui n’auraient pas suivi les formations et les supervisions post-universitaires et qui ne se seraient pas penchés sur leur fonctionnement psychique personnel, l’un et l’autre essentiels pour se revendiquer d’une pratique de psychothérapeute clinicien. Jacques Ravedovitz,Psychothérapeute, jacques.ravedovitz@skynet.be PS: envoyé aussi à forum@lesoir.be

  • Posté par Robert Moor, samedi 21 avril 2018, 16:57

    Remboursement des soins en Santé mentale: "il s’agira de rembourser un traitement de courte durée chez un psychologue ou un orthopédagogue clinicien au sein d’un cadre multidisciplinaire." Aucune aide aux psychologues pour des traitements plus longs, type psychothérapie analytique. C'est un à-priori inacceptable. La Ministre DE BLOCK a toujours refusé tout dialogue avec les sociétés de psychanalyse pour une vision psycho dynamique des maladies mentales. C'est triste de le dire ainsi mais cette personnalité n'en fait qu'à sa tête, avec une vision très flamande, sabrant dans la sécurité sociale, avec une vision très libérale, puis se présentant comme le sauveur de notre système de santé. Oui, hélas, Madame DE BLOCK, votre politique de la santé est une régression pour notre système de soins et je le regrette amèrement.

  • Posté par Bernard Dropsy, samedi 21 avril 2018, 15:16

    Elle s'est tout à coup rendu compte qu'elle n'était plus remboursée quand elle consulte chez son aliéniste ?

  • Posté par Homer Media , samedi 21 avril 2018, 14:13

    "JE vais rembourser...", les politiques devraient apprendre qu'ils sont des simples serviteurs des citoyens et que les budgets proviennent de leurs impôts et pas des poches des ministres.

Plus de commentaires

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs