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La Belgique au Conseil de sécurité de l’ONU, pour quoi faire?

Le Roi et la reine vont à New York pour convaincre les Nations Unies de l’importance d’accorder à la Belgique un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais a quoi cela va-t-il servir ?

Décodage - Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 3 min

Depuis deux ans, la Belgique se bat pour convaincre les Nations Unies de l’importance de lui accorder un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU – responsable principal du maintien de la paix et de la sécurité internationales – pour la période 2019-2020. Dans le groupe de pays auquel appartient le royaume : deux places pour trois candidatures. Face à la Belgique, qui compte déjà cinq occupations du siège de membre non permanent : l’Allemagne et Israël.

Pourquoi se bat-on ?

« Je ne crois pas qu’on se batte à titre exceptionnel, qu’il s’agisse d’un effort hors norme. Je crois que le point de départ de notre volonté de siéger, c’est la définition même de la diplomatie : faire en sorte d’influencer des événements dans le monde ». Johan Verbeke parle d’expérience. Aujourd’hui directeur général de l’Institut Egmont, il participe activement en 2004 (alors que la Belgique est candidate) à la campagne pour rafler un siège au Conseil de sécurité. Il est alors représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies. Pour l’ancien diplomate, que la Belgique brigue à nouveau un siège « au sein de l’organe suprême au niveau international » est tout naturel si le pays souhaite peser dans les instances internationales. « Être élu, c’est être aux premières loges du maintien de la paix et de la sécurité internationale », renchérit Michel Liégeois, professeur de relations internationales à l’UCL et président de l’Institut des sciences politiques.

A quoi ça sert ?

Un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est une manière pour la Belgique de participer à la gouvernance du monde dans l’un des domaines les plus importants des relations internationales : le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Si aujourd’hui l’efficacité du Conseil de sécurité est interrogée, notamment suite à la gestion de la crise syrienne, il ne faut pas oublier, selon Johan Verbeke, que la situation relève de « l’exceptionnel » : « On ne peut pas oublier que le Conseil fonctionne en général très bien. La complexité du dossier syrien n’enlève en rien l’importance du Conseil, bien au contraire. La pression des pairs, des autres membres joue. Alors oui, la Russie oppose des vetos. Mais elle subit en échange une pression énorme et est mise en lumière comme un partenaire qui bloque, intimide, qui exerce un pouvoir négatif. Le Conseil joue un rôle éminemment important »

Combien ça coûte ?

Nos interlocuteurs aux affaires étrangères ont insisté : le budget accordé à la campagne est « modeste » (nous ne saurons pas dans quelle mesure il l’est vraiment puisque le montant ne nous a pas été transmis). Pour rappel, le budget annuel du SPF Affaires étrangères s’élevait – selon le rapport annuel de 2016 – à 476 millions d’euros (1,6 milliard si l’on y ajoute celui de la Coopération au développement). Le budget pour la campagne est donc ponctionné sur celui-ci.

« Le ministre Reynders ne s’est pas déplacé spécifiquement pour faire campagne, assure-t-on aux affaires étrangères, la plupart des déplacements auraient dû avoir lieu pour d’autres raisons. Le ministre en profite simplement pour rappeler la candidature à chaque fois ».

Les diplomates – campagne oblige – ne peuvent pas se réjouir avant le jour du vote, le 8 juin prochain. Mais semblent tous étrangement sereins.

Depuis deux ans, la Belgique se bat pour convaincre les Nations Unies de l’importance de lui accorder un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU – responsable principal du maintien de la paix et de la sécurité internationales – pour la période 2019-2020. Dans le groupe de pays auquel appartient le royaume : deux places pour trois candidatures. Face à la Belgique, qui compte déjà cinq occupations du siège de membre non permanent : l’Allemagne et Israël.

Pourquoi se bat-on ?

« Je ne crois pas qu’on se batte à titre exceptionnel, qu’il s’agisse d’un effort hors norme. Je crois que le point de départ de notre volonté de siéger, c’est la définition même de la diplomatie : faire en sorte d’influencer des événements dans le monde ». Johan Verbeke parle d’expérience. Aujourd’hui directeur général de l’Institut Egmont, il participe activement en 2004 (alors que la Belgique est candidate) à la campagne pour rafler un siège au Conseil de sécurité. Il est alors représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies. Pour l’ancien diplomate, que la Belgique brigue à nouveau un siège « au sein de l’organe suprême au niveau international » est tout naturel si le pays souhaite peser dans les instances internationales. « Être élu, c’est être aux premières loges du maintien de la paix et de la sécurité internationale », renchérit Michel Liégeois, professeur de relations internationales à l’UCL et président de l’Institut des sciences politiques.

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A quoi ça sert ?

Un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est une manière pour la Belgique de participer à la gouvernance du monde dans l’un des domaines les plus importants des relations internationales : le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Si aujourd’hui l’efficacité du Conseil de sécurité est interrogée, notamment suite à la gestion de la crise syrienne, il ne faut pas oublier, selon Johan Verbeke, que la situation relève de « l’exceptionnel » : « On ne peut pas oublier que le Conseil fonctionne en général très bien. La complexité du dossier syrien n’enlève en rien l’importance du Conseil, bien au contraire. La pression des pairs, des autres membres joue. Alors oui, la Russie oppose des vetos. Mais elle subit en échange une pression énorme et est mise en lumière comme un partenaire qui bloque, intimide, qui exerce un pouvoir négatif. Le Conseil joue un rôle éminemment important »

Combien ça coûte ?

Nos interlocuteurs aux affaires étrangères ont insisté : le budget accordé à la campagne est « modeste » (nous ne saurons pas dans quelle mesure il l’est vraiment puisque le montant ne nous a pas été transmis). Pour rappel, le budget annuel du SPF Affaires étrangères s’élevait – selon le rapport annuel de 2016 – à 476 millions d’euros (1,6 milliard si l’on y ajoute celui de la Coopération au développement). Le budget pour la campagne est donc ponctionné sur celui-ci.

« Le ministre Reynders ne s’est pas déplacé spécifiquement pour faire campagne, assure-t-on aux affaires étrangères, la plupart des déplacements auraient dû avoir lieu pour d’autres raisons. Le ministre en profite simplement pour rappeler la candidature à chaque fois ».

Les diplomates – campagne oblige – ne peuvent pas se réjouir avant le jour du vote, le 8 juin prochain. Mais semblent tous étrangement sereins.

 

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5 Commentaires

  • Posté par Henri Vandegaer, mercredi 25 avril 2018, 21:53

    Selon Le Soir , la Russie oppose des vétos. Et selon Le Soir combien de vétos la Américains ont déjà opposé qui condamnaient les crimes d’Israël . Obama a laissé passer l’article 2334. Heureusement !!!!!!

  • Posté par Lambert Guy, lundi 23 avril 2018, 19:21

    On ne va quand même pas choisir Israël par rapport à son colonialisme d'un autre temps.

  • Posté par Serge Lambotte, lundi 23 avril 2018, 18:52

    C'est pour encore en plaquer un!

  • Posté par Anne Nonimme, lundi 23 avril 2018, 12:53

    Ils n'y vont sûrement pas pour le salaire. Quelques milliers d'euros net plus les frais. Autant dire un salaire de minable.

  • Posté par Laurent Elens, lundi 23 avril 2018, 12:02

    La Belgique: cette grande puissance militaire méconnue, waf waf waf

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