Accueil Monde

Les enfants syriens privés d’école: «Un désastre dans le désastre»

A cause des combats, de la violence et des départs forcés, plus de trois millions d’enfants syriens ne vont plus à l’école, en Syrie même ou dans les pays voisins qui les accueillent. En Turquie, où ces réfugiés sont les plus nombreux, seul un tiers des Syriens en âge d’être scolarisés le sont. Les autorités tentent de trouver des réponses, mais la tâche est immense.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 6 min

La dernière fois que Muhaned s’est assis dans une salle de classe,« un grand boum » a soufflé les vitres, blessé l’adolescent et tué « tous les petits de la pièce d’à côté ». C’était à Maardebsa, dans la province d’Idlib, en octobre 2013. Muhaned semble bien frêle pour sa moustache naissante. Mais, à tout juste 17 ans, il nourrit déjà sept personnes – deux frères, trois sœurs, leur mère et leur père malade.

La famille vit à Istanbul, dans un deux-pièces sombre et humide du quartier d’Esenler. De l’eau goutte du plafond, le vent glisse sous la porte. C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour 450 livres (150 euros), la moitié de son salaire. « En Syrie, je voulais être médecin. J’étais délégué de classe, capitaine de l’équipe de foot. J’apprenais l’anglais, le français. Et maintenant… » Il se tape le front pour dire qu’il a tout oublié. L’anglais, le français, et ses rêves.« Il faut gagner de l’argent. »

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Monde

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs