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Le premier géopark belge

Présenté mardi, le premier géopark belge veut mieux valoriser une entité géologique unique

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 2 min

Le premier géopark (ou géoparc) Unesco en Belgique a été officiellement présenté ce mardi en fin de journée. Il porte sur un territoire de huit communes namuroises et luxembourgeoises de la région Famenne-Ardenne, géologiquement appelée « Calestienne ». Avec ses 72 géosites identifiés, des grottes, points de vue et villages, ce géopark Famenne-Ardenne rejoint ainsi 140 autres géoparks reconnus par l’Unesco dans 36 pays à travers le monde.

Pour les acteurs touristiques, scientifiques, économiques et environnementaux, ce label vise à mieux valoriser, dans un esprit de développement durable, ce territoire de 911 km2 (Beauraing, Durbuy, Hotton, Marche, Nassogne, Rochefort, Tellin et Wellin) dont la géologie particulière est le fil conducteur commun. Ce territoire englobe le bassin hydrologique de la Lesse, de la Lhomme et de l’Ourthe et présente un extraordinaire potentiel géologique, constitué de roches vieilles de 385 millions pour les plus anciennes et de 360 millions pour les plus jeunes.

Les grottes de Han-sur-Lesse en constituent le phare le plus connu, mais il en existe d’autres que des scientifiques ont minutieusement répertoriés. « Nous y trouvons des grottes et sites karstiques exceptionnels, des sites d’intérêt scientifiques étudiés depuis des années, de nombreuses initiatives locales de valorisation du patrimoine naturel, des paysages dont la géomorphologie reflète la nature du sol, un patrimoine bâti riche de matériaux diversifiés qui trouve son origine dans notre environnement », explique les scientifiques.

Ce sont d’ailleurs trois d’entre eux qui ont initié le processus il y a quatre ans, en allant trouver les élus locaux. « Nous avons l’impression qu’au travers de nos recherches, ce territoire mériterait une pose de candidature forte pour le label Géopark, avaient-ils dit à François Bellot, alors bourgmestre de Rochefort. Un géopark, ce n’est pas une cloche sur un territoire. C’est mettre en avant l’intelligence des hommes pour exploiter respectueusement les richesses naturelles de la région. » Un fameux défi car ce territoire recèle des attractions naturelles mais aussi des exploitations (carrières). Il faudra donc que l’ensemble des activités respectent au mieux les critères exigés par l’Unesco dans le cadre du label « Géopark ».

Autour de l’équipe géopark et de son directeur Alain Petit, tout un travail fédérateur a été mené dans les huit communes. « De suite, on a senti une adhésion, explique le ministre Collin. C’était une opportunité unique d’affirmer au niveau international la cohérence de ce territoire. Ce label permettra d’avoir une stratégie de développement, d’être exigeant vis-à-vis de nous-mêmes avec des responsabilités éthiques et environnementales. »

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