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Pourquoi le rappel des profs préretraités ne suscite pas l’engouement

La ministre Marie-Martine Schyns (CDH) veut donner la possibilité aux enseignants en DPPR de reprendre le chemin de l’école s’ils le souhaitent. Enseignants, directeurs et syndicats sont sceptiques. Témoignages.

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Temps de lecture: 6 min

C’est ce qu’on appelle « la réversibilité des DPPR » : derrière ce nom barbare, se cache tout simplement l’idée de proposer aux enseignants prépensionnés qui le souhaitent de reprendre des heures de cours dans une classe. Un concept « en réflexion » au niveau du cabinet de la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (CDH), a-t-on appris mercredi.

Les heures seraient rémunérées et cela fonctionnerait uniquement sur base volontaire. Contacté par nos soins, le cabinet détaille le projet : « En fait, il s’agit d’ouvrir un nouveau droit aux personnes en DPPR (disponibilités pour convenances personnelles précédent la pension de retraite, NDLR). Aujourd’hui, ces dernières ne peuvent pas faire marche arrière lorsqu’elles entament une procédure de DPPR. Elles peuvent partir d’abord à temps partiel, puis à temps plein, mais ne peuvent pas remonter l’escalier dans l’autre sens. »

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2 Commentaires

  • Posté par Louis NOELS, vendredi 4 mai 2018, 14:56

    Pourquoi des enseignants en "DPPR" replongeraient-ils dans le bain qu'ils ont quitté parce que "usés" parleurs conditions de travail (programmes en perpétuelle modification, manque de considération des parents et des élèves, violences verbales et physiques, manque de motivation des élèves puisqu'ils "passent" sans examens... Que l'on revoie le statut social des enseignants, que l'on revienne à un enseignement valorisant l'effort (et non le nivellement par le bas comme le veulent la plupart des réformes) et peut-être qu'alors l'enseignement sera-t-il moins en état de pénurie.

  • Posté par Jaspers Marie, vendredi 4 mai 2018, 0:55

    "Accueillir des travailleurs du privé"! Quels travailleurs? Que peut faire une expertise dans le secondaire général où l'on enseigne les bases que ces travailleurs ne connaissent certainement plus? Comment gérer une classe quand on a travaillé avec des adultes et que l'on ne connait pas les adolescents?Une de mes filles a eu, comme remplaçant, pour un cours de maths un ingénieur industriel.Il devait faire plusieurs cours sur les vecteurs mais n'y connaissait rien et c'est ma fille qui lui expliquait la matière! Expérience enrichissante pour elle mais catastrophe pour les autres élèves! Il est très difficile de se reconvertir à l'enseignement!

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