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Anderlecht-Standard: un Clasico décisif pour le titre, une première depuis quatre ans

Cela fait quatre ans (et 11 affrontements) qu’un Clasico n’a plus été décisif. Jeudi, c’est le titre de champion qui se jouera entre Bruxellois et Liégeois, avec Bruges dans le rôle du troisième larron.

Analyse - Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

À force de maudire la multiplication de clasicos et surtout la différence de statut ces dernières saisons entre le Standard et Anderlecht, on avait oublié que le match si pas le plus prestigieux, du moins le plus chaud de la saison footballistique belge pouvait être décisif pour le titre. Pourtant, ce jeudi, ce sera le cas puisque deux points séparent le deuxième du troisième, les Rouches pointant à quatre unités du leader, le Club de Bruges. C’est dire l’éclat que revêtira le Clasico en ce jour de l’Ascension.

Car, il faut remonter à la saison 2013-2014 pour voir les deux clubs se battre pour la suprématie belge. Cette année-là, le Standard, entraîné par Guy Luzon, avait réalisé une phase classique du tonnerre, abordant les playoffs avec 10 points d’avance sur Anderlecht (3e). Réduit de moitié, il restait tout de même, entre les deux rivaux, un viatique de cinq points, gonflé après le premier Clasico remporté par les hommes de Luzon de trois unités supplémentaires. Après la première journée, le Standard comptait donc huit points d’avance sur le Sporting (4e). À l’aube de la 6e journée et du Clasico retour, les deux clubs étaient encore séparés de quatre points et c’est la victoire d’Anderlecht (2-1) qui allait renverser la tendance. À l’époque, le leader s’appelait déjà Bruges et il s’était fait coiffer sur le fil par le RSCA !

Depuis lors, l’écart entre les deux formations dans la dernière ligne droite et les absences du Standard des playoffs en 2016 et 2017 n’ont jamais permis à cette rencontre d’acquérir le statut de match pour le titre. Ainsi, si on écarte les premiers clasicos des deux dernières campagnes qui avaient lieu trop tôt dans la saison pour obtenir un écart significatif entre les deux équipes, la différence de points a toujours été beaucoup trop marquante. En janvier, il y avait 15 points entre Anderlecht et le Standard ; en 2017, 15 points également et 14 lors de la saison précédente. Lors de la dernière participation des Rouches en playoffs, en 2015, il y avait 11 points entre les deux rivaux lors du premier Clasico de la saison, 9 points lors du second, cinq lors du premier affrontement en playoffs et cinq de nouveau lors de l’ultime.

Un Carcela en feu, Anderlecht retrouve son efficacité

Pour voir si faible écart après la trêve entre deux des forces vives du football belge, il faut remonter à 2013. Sous Mircea Rednic, il n’y avait qu’un point entre Anderlecht et le Standard avant le Clasico de la 7e journée des playoffs. Cette année-là, Zulte Waregem occupait la tête mais c’est Anderlecht qui avait été sacré au terme du championnat, grâce notamment à leur succès 2-0 face aux Liégeois. Deux années auparavant, lors de la folle remontée du Standard de Dominique D’Onofrio, il y avait trois points entre les deux clubs avant que le succès des Liégeois (2-0) ne leur offre une folle finale face à Genk.

Outre l’écart comptable minime, ce match vaudra également par la forme des deux équipes. Surtout du Standard, dont l’entrejeu défensif sera quelque peu décimé, mais qui pourra toujours se reposer sur ses quatre fantastiques en attaque (Mpoku, Carcela, Edmilson et Emond), auteurs de playoffs de feu. L’arrivée du Belgo-Marocain a modifié en profondeur le visage des Principautaires, leur fournissant un game-changer mais aussi un surplus de folie et de confiance. Mais Anderlecht, fragilisé tout au long de la saison, ne sera pas en reste. L’organisation mise en place par Hein Vanhaezebrouck tient la route et les individualités retrouvent leur efficacité au meilleur moment. « Carcela et Edmilson sont très forts, ils peuvent changer le match à tout moment. Avec Morioka et Teo, nous avons tout de même aussi deux joueurs qui marquent pas mal  », a d’ailleurs déclaré l’entraîneur mauve et blanc. Rien ne dit que le vainqueur de ce jeudi sera champion. Par contre, le perdant pourra mettre un terme à tout espoir de couronnement.

 

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2 Commentaires

  • Posté par Valentin Michel, jeudi 10 mai 2018, 10:13

    Sauf que le ... troisième larron a 2 points d'avance!!

  • Posté par Petit Jean-marie, mercredi 9 mai 2018, 16:36

    Sauf qu'un partage conjugué à une défaite de Bruges pourrait prolonger le suspense !

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