Des étudiants occupent l’ULB pour défendre une université démocratique

Photo d’illustration.
Photo d’illustration.

A l’initiative de l’USE (Union syndicale étudiante), une quinzaine d’étudiants occupent, depuis 19H15 ce mardi, le grand hall de la bibliothèque de l’ULB (Université libre de Bruxelles), située dans le bâtiment A du campus du Solbosch. Ils dénoncent de manière générale les attaques de ces dernières années aux fondements démocratiques de l’université, à l’occasion des commémorations de Mai 68 organisées par les autorités universitaires.

Les étudiants ont bloqué la porte principale avec des chaînes. Ils ont décidé de dormir sur place, tout du moins la nuit de mardi à mercredi. L’accès à la bibliothèque ne sera pas perturbé mercredi.

Les étudiants dénoncent notamment la réforme de la gouvernance de 2013 qui attaque la démocratie universitaire, le développement d’une gestion néo-libérale, la hausse du minerval pour les étudiants étrangers hors Union Européenne en 2017, la course permanente au ranking, une sélectivité accrue, la précarisation croissante des étudiants ou encore le sous-financement des universités. Ils défendent que ces commémorations de Mai 68 marquent l’opportunité de réinsuffler l’esprit de lutte répandu à l’époque. Ils se disent également solidaires des étudiants français qui se mobilisent contre la mise en place de la sélection d’entrée aux études universitaires.

Des assemblées générales seront organisées en soirée et sur le temps de midi mercredi afin de définir des revendications plus précises et applicables sur le court terme. Aucun contact n’a encore été établi avec les autorités de l’université.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. HOCKEY EUROHOCKEY FINAL BELGIUM VS SPAIN

    Maîtrise et sang-froid: les Red Lions sacrés champions d’Europe (vidéos)

  2. FRANCE G7 SUMMIT

    G7: Biarritz en état de siège, la ville où on apprend à attendre…

  3. d-20190816-3VKH9V 2019-08-16 15:15:52

    L’Unesco met en garde contre le «Sauvage» de la Ducasse d’Ath et appelle au «respect mutuel entre communautés»

La chronique
  • Vous avez de ces mots: La parlure des {ceux de chez nous}

    Entre wallon et français

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé pourquoi les œuvres d’Arthur Masson, qui comportent du français et du wallon, ne peuvent pas être considérées comme un langage mixte. L’auteur distingue soigneusement les deux langues, en les faisant alterner selon les personnages ou les circonstances du récit. Il nous faut donc chercher ailleurs l’équivalent du bruxellois « beulemans », dans lequel français et flamand sont parfois imbriqués au sein d’une même phrase ou d’une même expression.

    Cet équivalent existe, mais il n’est plus guère connu aujourd’hui que de quelques spécialistes des productions régionales et d’un lectorat moins jeune encore que celui qui a apprécié la Toinade d’Arthur Masson. Il s’agit d’une littérature essentiellement liégeoise de par l’origine des auteurs et le décor des romans ou nouvelles. Elle est écrite dans une langue dont la base est incontestablement...

    Lire la suite

  • L’Amazonie en feu: Sa forêt? Nos poumons!

    Alors, #prayforamazonas. #prier pour l’Amazonie. C’est en apparence tout ce qu’il nous reste à faire. Car entre la bêtise du président (élu) d’un des plus grands pays de la planète (Jair Bolsonaro) et l’incapacité répétée des grands dirigeants du monde de faire bloc, il n’y a plus guère de place que pour l’incantation.

    Un ciel jaunâtre éclipse São Paulo, une eau de pluie noire déferle sur la ville brésilienne, et nous croisons les doigts. 74.000 feux ont été comptabilisés depuis janvier au Brésil,...

    Lire la suite