Arrestation chez Globe Aroma: les syndicats demandent la libération de deux sans-papiers

Arrestation chez Globe Aroma: les syndicats demandent la libération de deux sans-papiers

La CSC et la FGTB ont réclamé mercredi la libération de deux sans-papiers arrêtés en février dernier dans les locaux de l’ASBL Globe Aroma, et détenus depuis au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel. Lors d’une conférence de presse commune, ils ont dénoncé «l’indifférence» des autorités politiques et administratives. L’avocat des deux sans-papiers déposera une nouvelle demande de libération le 16 mai devant la chambre du conseil.

Le 9 février, la police avait arrêté sept sans-papiers lors d’une opération au sein de l’asbl bruxelloise Globe Aroma, un centre culturel qui travaille avec des artistes migrants. Deux personnes sont depuis maintenues au centre fermé 127 bis: Mounir Tahri, militant syndical de la CSC originaire du Maroc, et Jiyed Cheike, un artiste mauritanien.

Leur avocat Vincent Lurquin continue de réclamer leur libération et compte introduire une nouvelle demande devant la chambre du conseil le 16 mai. «On ne sait toujours pas pourquoi ils sont incarcérés et pourquoi les locaux de Globe Aroma ont été perquisitionnés ce jour-là», a-t-il expliqué. «Mes clients vivent dans l’angoisse d’un rapatriement

Arrivé en Belgique en 2006, le Marocain Mounir Tahri a introduit une demande de régularisation en 2009 mais son employeur n’a jamais déposé de contrat de travail, entraînant le rejet du dossier. Le tribunal du travail a condamné mardi cet employeur, qui contestait avoir engagé le militant syndical, et le recours devant le Conseil du contentieux des étrangers est toujours à l’étude. «Nous attendons une décision définitive depuis 9 ans alors que c’est de la faute de son patron si Mounir n’a pas obtenu ses papiers.»

L’artiste Jiyed Cheike a lui introduit une demande d’asile qui a été refusée. Il prépare désormais une demande de régularisation.

Absence de réaction politique

La CSC et la FGTB se sont associées à cette demande de libération et ont également réclamé la fin de la criminalisation des sans-papiers. «Derrière ces personnes, il y a d’abord de la misère humaine», a souligné Robert Vertenueil, secrétaire général de la FGTB. «Ce sont des victimes, des proies pour un certain nombre d’employeurs véreux qui les exploitent

Les syndicats ont déploré l’absence de réaction politique alors qu’ils ont interpellé le Premier ministre Charles Michel sur ce dossier.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Charles Michel a trouvé un compromis pour le casting ministériel. En sera-t-il de même pour la présidence du MR
?

    MR: après le casting ministériel, le combat présidentiel

  2. A Bruxelles et en Wallonie, l’informateur royal Johan Vande Lanotte se place dans le top 5 des hommes politiques appréciés de la population.

    Grand Baromètre: le retour en grâce de Vande Lanotte à Bruxelles et en Wallonie

  3. Josse De Pauw dans « La Mémoire  des arbres ».

    Le Théâtre National dans le viseur des Russes

La chronique
  • Vive le furlong!

    Pour retrouver la canicule, plongeons-nous un moment dans la tête de Boris Johnson.

    A quoi ressemblera dans son esprit la Grande-Bretagne après qu’elle ait fermé les volets et les mille sabords pour que rien ne vienne plus souiller les mocassins à glands des sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

    A propos d’Elisabeth II, justement. Symbole essentiel de la Grande-Bretagne à l’ancienne que les Brexiters veulent reconstituer. Elle restera évidemment reine de la quinzaine d’Etats du Commonwealth dont elle est la cheffe d’Etat (dont l’Australie et le Canada). Mais, pour marquer le retour à la Belle Epoque, elle reprendra le titre d’Impératrice des Indes. Ça ne coûte pas cher et quelques gogos d’électeurs n’y verront que du feu. Permettant de sortir du placard ce magnifique slogan de jadis : un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais – ce qui au passage permet de supprimer l’heure d’été, c’est toujours ça d’économisé.

    ...

    Lire la suite

  • «Nous avons une obligation de résultats»: chiche!

    Nous avons désormais une obligation de résultats. » Elio Di Rupo parlait d’or devant ses militants jeudi soir à Namur. Cette phrase vaut d’ailleurs au premier chef pour le (l’ex ?) président du PS qui s’est couronné ministre-président wallon et a mené les négociations menant à l’accord de gouvernement. Mais elle s’applique tout autant aux deux autres partis qui forment le nouvel arc-en-ciel.

    Se serrer les coudes...

    Lire la suite