Israël et Iran s’affrontent en Syrie dans un brusque accès de tension

Les tensions entre Israël et l’Iran autour du théâtre syrien ont connu un brusque accès jeudi matin avec, pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l’Iran vers des positions israéliennes, provoquant une vigoureuse riposte de l’Etat hébreu en Syrie.

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Après des semaines de crispations grandissantes, les premières lignes militaires sur la partie du Golan occupé par Israël ont essuyé un barrage d’une vingtaine de projectiles et roquettes déclenchés, selon l’armée israélienne, par les forces iraniennes de l’autre côté de la ligne de démarcation en Syrie.

Pas de victimes

Les tirs n’ont pas fait de victimes et ont causé des dégâts limités selon l’armée israélienne, mais l’armée a déclenché «  une action contre des objectifs iraniens en Syrie », a dit un de ses porte-parole, Avichae Adrae, sur Twitter. «  Toute intervention syrienne pour contrer cette action sera sévèrement réprimée », a-t-il prévenu.

De fortes détonations ont été entendues à Damas, en Syrie. La télévision a retransmis en direct des images de la capitale syrienne montrant des projectiles lumineux dans le ciel et plusieurs missiles détruits selon elle par les systèmes anti-aériens syriens.

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Une escalade redoutée

Rien ne permettait de dire si ces événements constituaient simplement un accès de fièvre plus fort que les autres, ou s’ils marquaient le début d’une escalade redoutée depuis des semaines.

Plusieurs opérations attribuées à l’armée israélienne avaient été observées ces derniers jours contre des positions iraniennes en Syrie : ce mardi, des missiles israéliens visant un secteur proche de Damas avait notamment fait neuf morts dans les rangs des Gardiens de la Révolution iraniens ou des milices chiites pro-iraniennes.

Ces tensions ont encore été avivées par les incertitudes autour de l’accord nucléaire conclu en 2015 par les grandes puissances avec l’Iran et démonté mardi soir par le président américain Donald Trump.

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