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Ces employés qui encaissent la crise des supermarchés

Alors que les plans de restructuration s’enchaînent dans la grande distribution, quatre salariés de caisse et de réassort racontent leur quotidien. Entre pression à la productivité, manque de moyens et coups durs à l’âme et au corps.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 7 min

Plus d’un millier d’emplois en sursis chez Carrefour et 450 chez Mestdagh, grève d’une grosse semaine chez Lidl… Depuis le début de l’année, la grande distribution essuie une sévère tempête sociale. Une de plus, puisque le secteur restructure à tour de bras depuis une décennie, au nom de l’adaptation nécessaire aux nouvelles réalités du marché et aux comportements changeants des consommateurs.

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4 Commentaires

  • Posté par Mathias boehler , lundi 14 mai 2018, 9:50

    C'est pas "fair" vis à vis de Colruyt qui n'est pas cité dans l'article et qui a justement des politiques avec ses employés bien plus durables, d'illustrer l'article avec un photo d'une caisse d'un Okay. Il y a clairement aussi de la pression sur les journalistes pour faire vite et pas cher.

  • Posté par Petitjean Charles, vendredi 11 mai 2018, 11:16

    Mais tirez les conclusions de vos reportages, grand dieu ! A quoi sert-il de décrire à longueur d'articles le sort inhumain réservé aux employés de la grande distribution, si ce n'est pas pour en dégager les causes profondes qui font que les travailleurs sont réduits à subir les traitements les plus dégradants qui en font les nouveaux esclaves du XXIe siècles. Car les négriers, eux, existent aussi : tous ceux et celles qui appliquent sans scrupule le "managment" contemporain -flexibilité, employabilité, polyvalence, excellence, qualité totale, etc.- qui, à en croire "les spécialistes", constitue la modernité ... par excellence. Mon oeil ! La seule modernité qui compte est celle qui rend l'humain plus humain, pas celle qui rend l'humain plus rentable et plus productif. La seule question donc qui préoccupe ces managers est de savoir comment ils vont pouvoir tirer le maximum de rentabilité, de profit des "mandailles" qu'ils exploitent. La cause la plus fondamentale de ces traitements inhumains c'est la subordination du travailleur à son employeur. Non pas une subordination d'organisation, mais une subordination existentielle. L'employeur a le droit de "vie ou de mort" sur son employé. Au sens figuré, en lui imposant des cadences infernales, en le pressant comme en citron pour qu'il rende tout son jus jusqu'au burn-out, jusqu'au suicide parfois. Au sens propre, il peut lui retirer son emploi en fonction de ses critères à lui ou plus exactement en fonction des critères que lui imposent le système économique capitaliste. La propriété des moyens de production lui donne toute latitude pour initier les politiques commerciales qui lui permettent de vivre, de grossir ... ou de disparaître dans la jungle de la concurrence impitoyable et de la recherche du profit et des dividendes. Pourquoi donc Le Soir s'obstine-t-il à occulter les causes profondes des malheurs que par ailleurs il dénonce ? Les actionnaires de Rossel ?

  • Posté par Teixeira Pedro, vendredi 11 mai 2018, 6:47

    Force est de constater, que malheureusement, l'humain est mis systematiquement de côté sur l'autel de la rentabilité.

  • Posté par Gabriel Jacqueline, jeudi 10 mai 2018, 19:30

    Est-ce les clients qui sont devenus trop exigeants: oui certainement mais pourquoi diraient-ils non à plus de services? (argument de la grande distribution) Est-ce les employeurs qui sont tjs plus exigeants? Certainement. Ouverture le dimanche et les jours fériés: si tous étaient fermés ces jours là, il n'y aurait pas de problèmes de concurrence et pas de clients mécontents. Remplacer le personnel par l'informatique: qui fera la manutention?

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