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Le Jour du soleil noir pour William Vance

Le dessinateur de BD s’est éteint lundi soir à 82 ans. Flibustiers, pistoleros et barbouzes fracassent les cases de ses albums. Howard Flynn, Bruce J. Hawker, Ramiro, Ringo, Bob Morane, Bruno Brazil, XIII étaient ses héros.

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Chef du service Culture Temps de lecture: 3 min

Grand seigneur de l’élégance réaliste, William Vance avait grandi dans la ligne des géants américains Burne Hogarth, le créateur de Tarzan, ou Hal Foster, le magicien du Prince Vaillant. Son premier maître fut Hans Kresse, un prodigieux dessinateur de Peaux-Rouges. Mais il fut d’abord le fils prodige de l’Ecole belge, celle du Valhardi de Jijé ou du Buck Danny de Victor Hubinon et, avec la série XIII, il surpassera tous ses modèles.

William Vance savait mettre la finesse du trait et sa sensualité au service d’un dessin adulte. L’artiste bruxellois n’avait pas son pareil pour croquer des ladies au caractère trempé et au corps de diablesse. Sa main trouvait instantanément la meilleure attitude, la mise en scène idéale, sans croquis préparatoire. La plupart du temps, il dessinait ses personnages nus pour les habiller ensuite comme de vrais acteurs.

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