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Ligue 1: pour qui la dernière place en Europa League?

Au terme d’une course à élimination qui a laissé Montpellier et Nantes sur le carreau, ils sont encore trois à lorgner sur la 6e place, synonyme d’Europa League mais aussi d’entrée dans la compétition dès le 26 juillet au deuxième tour de qualification.

Temps de lecture: 4 min

Pas vraiment un cadeau mais dans l’ombre du Top 4 qui a survolé la saison, ce billet compte pour Nice le mieux placé (6e), Bordeaux aux aguets (7e), et Saint-Étienne poussif (8e), trois formations revenues de l’enfer automnal. Revue de détails des trois protagonistes.

Nice (54 points, +2 de différence de buts) : destin en main mais Lyon en face

Mario Balotelli (18 buts) en forme olympique et Alassane Plea (14 buts), tous deux sur le départ mais très concernés par ce sprint, rêvent de finir leur bail azuréen en beauté.

Une qualification européenne récompenserait l’abnégation dont ont fait preuve les hommes de Lucien Favre, barragistes au soir de la déculottée lyonnaise à l’Allianz Riviera (0-5) fin novembre.

« Il y a eu des hauts et des bas dans la saison. Nous avons manqué de constance sur la durée. C’est un peu le défaut de notre équipe », concède le défenseur brésilien Dante.

« Quand on prend 10 points sur les 11 premières journées, il ne faut pas rêver, derrière, c’est dur. Être encore là, ce n’est pas si mal », soutient son entraîneur suisse annoncé également en partance.

Sauf que pour conclure, c’est Lyon, engagé dans une lutte sans merci pour la C1 avec Monaco et Marseille, qui se dresse devant eux samedi, comme la saison dernière, où le Gym avait décroché un nul final offensif (3-3).

S’il s’impose dans le Rhône, l’OGCN tuera tout suspense pour la 6e place. Si c’est un autre résultat, il faudra sortir les calculettes car la concurrence guette.

Bordeaux (52 points, +1) : d’abord gagner, les comptes après

Deux victoires (3-1) à Montpellier et Saint-Étienne ont rallumé la flamme et permis aux hommes de Gustavo Poyet de croire à une issue inespérée. Sur leur dynamique actuelle (15 points sur 18), se rendre à Metz chez le dernier déjà relégué, un brin démotivé et qui n’attend plus rien de cet exercice, apparaît presque comme une formalité.

D’ailleurs, le stade Saint-Symphorien sourit plutôt aux Girondins, qui n’y ont pas encaissé le moindre but lors de leurs cinq dernières visites et s’y présenteront avec quasiment toutes leurs forces – un doute subsiste sur la participation du milieu Younousse Sankharé.

Leur objectif en Lorraine est simple : gagner tout simplement, et si possible avec au moins deux buts d’écart pour passer devant Nice si ce dernier venait à faire match nul face à l’OL.

Pour autant, le club au scapulaire, qui veut laver l’affront de Videoton de l’été dernier (élimination au 3e Tour de qualification), se veut prudent à l’approche de cette ultime étape.

« On peut tomber sur une équipe complètement libérée, qui se lâche, qui tente des choses qu’elle n’a jamais osé tenter jusqu’à présent et vous vous retrouvez avec un match très compliqué à jouer », prévient le gardien Benoît Costil, réserviste chez les Bleus.

Saint-Étienne (52 points, -8) : en manque de souffle mais pas d’espoir

Supporteur à distance de Metz et donc de… Lyon, l’ASSE est la seule équipe des trois à évoluer à domicile. Ce sera un match symbole, face au Lille de son ancien mentor Christophe Galtier, sauvé sportivement en attendant son passage devant la DNCG le 29 mai.

Les Verts abordent cette dernière avec un double handicap : leur classement et une différence de buts bien en deçà de celles de leurs concurrents.

Aussi, après avoir admirablement relevé la tête cet hiver (ils étaient 16es au soir de la 22e journée) avec 13 matches sans défaite, ils semblent payés en mai tous leurs efforts consentis avec deux défaites contre Bordeaux et à Monaco, qui suivaient trois victoires obtenues à l’arraché.

« On finit laborieusement mais ça faisait un moment que ça traînait. Depuis le match contre Paris (1-1 le 6 avril) nous étions moins fringants », a admis leur entraîneur Jean-Louis Gasset.

Auront-ils assez de jus pour conclure ? « On ne sait pas comment vont réagir les joueurs. Ils ont dû trembler depuis janvier et là, ils doivent être un peu relâchés. Nous allons sûrement jouer offensif pour marquer des buts et que tout le monde se régale », prévoit Gasset.

Pour être complet, ce dernier billet pour l’Europa League peut en théorie aussi échoir à Rennes, actuellement 5e (57 points, +6), si les Bretons venaient à perdre chez eux contre Montpellier et que Nice s’impose dans le même temps à Lyon.

 

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