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Charles Michel au «Soir»: «Il y a une trumpisation du PS, du PTB et d’Ecolo»

Charles Michel dénonce, dans un entretien au « Soir », une tendance à faire primer le slogan sur la substance. Le Premier ministre regrette cette course vers le populisme, mais dit s’en être accommodé.

Info « Le Soir » - Temps de lecture: 2 min

Après la manifestation de grande ampleur contre la réforme des pensions mercredi et les critiques de la politique fédérale formulées par le président du plus grand parti de la coalition, Charles Michel fait le point. Le Premier ministre réaffirme donc la « niaque » d’un gouvernement dont Bart De Wever critiquait le manque de « dash », estimant au passage que le bourgmestre d’Anvers n’a pas là donné la meilleure interview de sa vie. Charles Michel annonce également que c’est l’emploi qui constituera sa priorité d’ici la fin de la législature.

« C’est ma priorité numéro un pour les mois qui viennent : on a tellement réussi à créer de l’emploi dans le secteur privé que nous sommes confrontés à un très grand nombre d’emplois vacants. Les entreprises ont doublé les emplois vacants en trois ans. C’est gigantesque. Nous avons un problème sérieux de métiers en pénurie. Un problème qui s’est aggravé avec la création de postes de travail supplémentaires. Comme Premier ministre, c’est le sujet que je prends à bras-le-corps », affirme-t-il, avant de se lancer dans une charge en règle contre l’opposition : « J’observe la trumpisation de la gauche francophone, qui a fait du Trump avant Trump : lorsque j’ai été injurié, lorsqu’on a tenté d’empêcher ma prise de parole au Parlement après avoir prêté serment devant le Roi, cela alors que j’avais formé un gouvernement basé sur une majorité parlementaire démocratique… Et puis j’ai vu son marketing basculer dans une technique de communication qui était jadis celle de l’extrême gauche ou de l’extrême droite, avec des messages sur les réseaux sociaux, avec mon effigie pendue en place de Mons sous la complaisance des autorités du Parti socialiste. C’est la course à l’échalote vers l’extrême gauche et les populistes. C’est triste pour la qualité du débat démocratique. Mais je m’en suis accommodé. C’est comme ça. »

► Découvrez l’intégralité de l’entretien du Premier ministre sur Le Soir+: Charles Michel attaque la gauche et défend le gouvernement, notamment la création d’emplois.

 

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29 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, dimanche 20 mai 2018, 10:40

    Après la diabolisation de la gauche qui a si bien marché, on continue... voici la trumpisation. Mais qui Twitte le plus en Belgique avec des déclarations à l'emporte-pièce? ce ne seraient pas les "amis" Francken en De Wever (celui-ci, passé maître en communication, fait semblant de s'opposer, alors que en réalité...)

  • Posté par Rousseau Jean-pierre , samedi 19 mai 2018, 17:53

    Si l'un fait du Trump, l'autre fait peut-être du Trompe?

  • Posté par Petitjean Marie-rose, samedi 19 mai 2018, 7:30

    Trump : nouveau point Godwin ? En tout cas, un "argument" qui tient plus du marketing, de la technique de communication vilipendés ici par M. Michel.

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