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Bruxelles peut en faire plus contre la pollution

Pascal Smet demande que le gouvernement aille plus loin dans la lutte contre la pollution de l’air. Des projets sont en préparation du côté de Céline Fremault. Surtout garantissons qu’on ne fasse pas marche arrière plus tard, dit Didier Gosuin.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Dire que la sortie du ministre de la Mobilité Pascal Smet autour de la mobilité durable dans la capitale (Le Soir du 22/05) a réjoui tout le monde au sein du gouvernement bruxellois serait quelque peu forcer le trait. En se prononçant, ainsi que la secrétaire d’Etat Bianca Debaedts (CD&V) pour une accélération du calendrier de mise en œuvre de la zone basses émissions et pour une généralisation des mesures de qualité de l’air, le ministre SP.A a allègrement piétiné les plates-bandes de sa collègue chargée de l’Environnement Céline Fremault (CDH) en charge de ces matières. Celle-ci est déjà mise sous pression par des plaintes en justice et par l’émergence de collectifs de particuliers, notamment dans des écoles bruxelloises, réclamant plus de transparence dans les mesures de pollution de même que des actions plus sévères pour en combattre les causes.

L’actuel gouvernement peut-il aller plus loin que les mesures déjà prises ? La zone basses émissions (LEZ) est en phase de décollage, le plan air-climat comporte également des mesures destinées à combattre les émissions polluantes, l’arrêté « pic de pollution » a été durci avec une phase d’information plus précoce et des actions plus rapides. « Les modalités de création de la zone basses émissions vont au-delà de ce qui avait été prévu dans la déclaration de politique régionale », insiste-t-on au cabinet Fremault où l’on ne veut pas « s’épancher dans la presse ». On rappelle néanmoins que chaque ministre était censé compléter le plan régional en le traduisant dans son propre domaine. Et – exemple choisi à dessein – qu’on avait convenu d’une réforme de la prime Bruxell’air qui récompense les propriétaires de voiture abandonnant leur véhicule, afin de l’étendre à ceux qui remplacent leur vieille voiture par un véhicule moins polluant. Une compétence d’un certain Pascal Smet…

Le ministre de l’Economie Didier Gosuin (Défi) doute que l’exécutif Vervoort puisse en faire beaucoup plus avant de baisser les volets. Accélérer le calendrier de la LEZ ? Ce sera plutôt au prochain gouvernement à le décider. « En matière de lutte contre la pollution atmosphérique, plus vite on va, mieux c’est, évidemment, dit-il. Mais commençons par appliquer ce que nous avons décidé, allons plus loin dans la transparence et surtout veillons à ce qu’on ne puisse pas faire marche arrière à l’avenir ». Pour Gosuin, il ne s’agirait que de rattraper le temps perdu. « En 2002 déjà, j’avais avancé l’idée d’une zone de basses émissions. Elle n’a jamais vu le jour. On a perdu plus de dix ans. Si on l’avait fait à l’époque, on n’en serait pas là ».

Fixer une date de sortie du diesel ? L’idée est plutôt accueillie favorablement. Il se chuchote que Céline Fremault aurait des projets à ce sujet. Reste à savoir si le gouvernement pourra conclure avant de passer le flambeau. Nous n’avons pu obtenir la réaction du ministre-président Vervoort (PS) en déplacement à New York.

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1 Commentaire

  • Posté par Hennaux Jean, lundi 29 octobre 2018, 8:44

    " … et pendant d'interminables palabres ils en cherchaient les causes et supprimaient l'usage des pailles en plastique…( " Agonie de l'humanité", histoire qui ne sera jamais écrite) .

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