Restructuration chez Carrefour: les réunions sont «plus un cahier de revendications qu’une négociation»

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Les réunions qui ont eu lieu entre la direction de Carrefour et les syndicats «  s’apparentent plus à un cahier de revendications qu’à une réelle négociation », a souligné la vice-présidente du Setca, Myriam Delmée, après une nouvelle rencontre qui s’est déroulée mercredi matin dans le cadre du plan de restructuration annoncé en janvier par le distributeur. Le porte-parole de l’enseigne, Baptiste van Outryve, a, lui, à nouveau fait part d’une «  discussion constructive ».

Les syndicats n’ont toujours aucune certitude quant à l’absence de licenciements secs. «  Nous n’avons reçu aucune garantie, que du contraire puisque la direction a exposé des procédés théoriques de licenciements secs. C’est une option qui est loin d’être imaginaire. Mais pour nous, c’est toujours hors de question », a souligné la responsable syndicale.

« Le message a été mal compris »

«  Le message a été mal compris », tempère le porte-parole de Carrefour. Le groupe s’était engagé fin janvier à limiter l’impact sur le personnel, a-t-il rappelé. La priorité se trouve autre part (régime de chômage avec complément d’entreprise, départs volontaires, mutation interne…). Mais nous ne pouvons pas exclure le recours aux licenciements secs tant qu’il n’y a pas accord. Nous sommes actuellement dans une phase de négociation, avec des propositions et des contre-propositions », a-t-il souligné.

En attendant la prochaine réunion prévue le 4 juin, les syndicats ont exigé de la direction qu’elle remette une note complète sur les points déjà abordés. «  On a l’impression qu’elle veut morceler la discussion mais nous avons besoin d’une vision globale à présenter à notre base. »

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