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François De Smet sur le décès de Mawda: «La mort d’un enfant peut faire vaciller toutes les priorités»

Le Centre Fédéral Migration a annoncé qu’il devait également prendre ses responsabilités. Son directeur proposera donc de se constituer partie civile dans ce dossier.

Temps de lecture: 2 min

La petite Mawda, 2 ans, a été tuée par le coup de feu d’un policier, jeudi dernier, alors qu’elle était à bord d’une camionnette remplie de migrants en quête d’un passage en Grande-Bretagne. Une course-poursuite avait eu lieu sur la E42 Namur-Mons, les policiers avaient été contraints d’ouvrir le feu pour stopper la fourgonnette. Les enquêtes progressent malgré les zones d’ombre qui restent présentes sur le déroulement du drame.

« D’Aylan à Mawda », le directeur de Myria (Centre fédéral Migration), François De Smet, a tenu à s’exprimer dans un long post Facebook. Il revient tout d’abord sur l’histoire du petit Aylan, enfant syrien de 3 ans retrouvé mort sur une plage turque. « La photo d’Aylan a marqué un tournant dans la perception de la crise migratoire par l’opinion publique ».

François De Smet associe ces deux destins tragiques. « Il est troublant et déchirant de se dire que, lorsque le petit Aylan est mort, la petite Mawda, elle, n’était même pas encore née. » « Décédée d’un tir de policiers dans des circonstances encore obscures, il paraît évident que son histoire, elle non plus, ne pourra se trouver rangée dans la litanie des faits divers. La même question qu’il y a trois ans se pose depuis plus d’une semaine : qui est responsable de la mort de cette petite fille ? », se demande-t-il.

Le dossier se trouve dans le volet « traite et trafic d’êtres humains ». De ce fait, « Myria prendra également ses responsabilités ; je proposerai à notre conseil d’administration, lors de sa prochaine réunion, de nous constituer partie civile dans ce dossier. Même si les auteurs sont en fuite, il est important que ces faits soient poursuivis, et que les efforts soient encouragés pour lutter contre les réseaux de trafiquants », explique François De Smet.

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28 Commentaires

  • Posté par Docteur Delleuze Jean-marie , jeudi 24 mai 2018, 12:39

    OK le chauffeur devait s'arrêter mais de là à tirer sur un enfant et le tuer il y a de la marge. N'y avait-il pas d'autre moyen de le stopper ? La vie d'un enfant ou d'un homme n'autorise pas de tuer à l'instar de 007. Il a dû tout de même viser le policier qui a tiré et sa propre vie n'a pas été mise en danger. Il y a eu comme souvent abus d'autorité malheureusement autorisée.

  • Posté par Dopchie Henri, jeudi 24 mai 2018, 13:07

    Après 60 km de poursuite, il fallait arrêter la voiture sans la détruire. Tirer dans la carrosserie paraît une bonne tentative de provoquer l'action du conducteur. Dans ce cas, le décès de la petite fille devrait être considéré comme accidentel. Laissons l'enquête se poursuivre, et que cessent ces interventions de personnes "compétentes" à titre divers et ces manifestations.

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 24 mai 2018, 12:13

    Tentative de récupération par les bobos le responsable est le conducteur qui a refusé de s arrêter

  • Posté par Auxipress , jeudi 24 mai 2018, 14:45

    le responsable est le tireur. quelque soit les circonstances ou les ordres de Franken/Jambon, c'est au policier à preserver de l'humanité et d'agir en conséquence. Une fillette de 2 ans a été tuée

  • Posté par Gerard François, jeudi 24 mai 2018, 12:48

    Avez-vous lu le texte de M. De Smet ?

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