Liège débloque plus d’un million d’euros pour une salle de consommation de drogue

Photo prétexte © Michel Tonneau
Photo prétexte © Michel Tonneau

Après la proposition de motion adoptée quasi à l’unanimité, le 23 mai dernier, par le Parlement wallon et visant à la mise en place d’expériences-pilotes de dispositifs intégrés en réduction des risques liés aux assuétudes et à la toxicomanie dans les grandes villes wallonnes, le conseil communal de Liège a désigné à l’unanimité, lundi soir, la fondation privée Tadam en tant qu’opérateur de la mise en oeuvre, de la gestion et de l’animation d’une salle de consommation dite à moindre risque.

Le 29 janvier dernier, le conseil communal de Liège s’est prononcé à l’unanimité en faveur de l’ouverture d’une salle de consommation de drogue, dite à moindre risque, en vue de réduire les nuisances engendrées par la toxicomanie de rue.

Depuis lors, le bourgmestre liégeois a accompli diverses démarches. Le 16 mai, il a ainsi rencontré le ministre fédéral de la Justice, Koen Geens, qui a confirmé que l’accord de gouvernement ne prévoit pas de modification de la loi de février 1921 relative à la consommation de produits stupéfiants.

Une ouverture en septembre ?

Partant du principe qu’une compétence régionalisée « doit pouvoir s’exercer pleinement sans que la législation fédérale n’y fasse entrave », la ville de Liège souhaite faire aboutir cette salle de consommation. Celle-ci sera intégrée dans le quartier Cathédrale nord, dans les locaux où s’était établi il y a quelques années le projet pilote « Tadam » (traitement assisté par héroïne), à côté du commissariat de Wallonie-Centre. Son ouverture pourrait intervenir en septembre prochain. Il s’agirait d’un centre intégré comprenant des services socio-médico-sanitaires et visant à amener les toxicomanes vers le secteur de l’aide et de soins, tout en permettant de sortir la consommation de stupéfiants de l’espace public.

C’est cette même structure Tadam qui a été désignée pour en assurer la gestion. Le conseil communal a également voté, à l’unanimité, la mise à disposition de plus d’un million d’euros pour ce projet.

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