L’ancien siège d’Actiris va devenir un supermarché italien haut de gamme

Le bâtiment du centre-ville acquis pour un euro symbolique a été vendu.
Le bâtiment du centre-ville acquis pour un euro symbolique a été vendu. - Mathieu Golinvaux/le Soir.

Il va flotter un doux parfum de senteurs venues du sud, plus précisément d’Italie, sur le piétonnier bruxellois, d’ici quelques mois. Selon nos informations, l’ancien siège d’Actiris situé en plein cœur de Bruxelles, sur le boulevard Anspach, a trouvé un nouveau propriétaire. La Région aurait décidé de le vendre à la famille Vervoordt. Aucun lien avec le ministre-président PS. C’est Dick, le fils de l’antiquaire réputé Axel Vervoordt, et sa femme Marleen, qui sont à la manœuvre.

Pas au courant

Contacté en vue de confirmer la nouvelle, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS) n’a pas réagi. Dick Vervoordt, lui, est ravi. Il n’était pas encore au courant et n’ose pas encore tout à fait y croire. « Nous n’avons pas encore reçu de confirmation officielle de la Ville. On savait uniquement qu’il y avait des réunions ces dernières semaines. »

Sur seize candidatures, cinq dossiers avaient terminé leur course sur la table de la Société d’aménagement urbain (SAU). Les conditions étaient strictes,. La Région exigeait un « mélange optimal » entre des installations commerciales (maximum 30 %) et des logements (minimum 30 %). Deux candidats avaient su tirer leur épingle du jeu, la famille Vervoordt et Cohabs (spécialisé dans les maisons partagées).

Il y a quinze jours, le conseil d’administration n’avait pas réussi à se mettre d’accord. Finalement, il aurait choisi la première offre. Une belle offre. Toujours selon nos informations, le bâtiment aurait été vendu pour plus de 20 millions d’euros. Un chiffre que ne confirme pas Dick Vervoordt, mais qu’il ne réfute pas non plus.

En tout cas une très bonne affaire pour la Région bruxelloise, qui avait acquis le bâtiment pour un euro symbolique. Au départ, elle espérait en obtenir 25 millions. Mais, vu le piteux état de l’immeuble connu par le passé comme les « Grands Magasins de la Bourse », elle avait dû revoir ses prétentions à la baisse.

Des boissons et de la nourriture de luxe italienne

Dans quelques mois, les quelque 17.500 mètres carrés seront occupés au rez-de-chaussée et au premier étage par un Eataly. Vous ne connaissez peut-être pas encore cette chaîne italienne de nourriture et boissons haut de gamme. On peut aussi y suivre des cours de cuisine. Surnommée « Le Disneyland des fins gastronomes », elle a été lancée à Turin en 2007. Depuis, plusieurs magasins ont vu le jour en Italie mais aussi ailleurs en Europe comme à Munich et Stockholm. Eataly est aussi présente aux États-Unis (New York, Chicago) ou encore en Amérique du sud, Dubaï et à Séoul.

© Reporters/Photoshot.
© Reporters/Photoshot.

La déclinaison belge gérée par les Vervoordt sur le piétonnier sera un franchisé. Exit donc le Delhaize Anspach qui occupe actuellement les lieux. Des travaux de réaménagements sont prévus. « On veut changer le magasin et le rendre plus ouvert vers la rue, explique Dick Vervoordt. Je pense que le concept Eataly est le seul qui peut vraiment provoquer un changement de cette zone, créer une nouvelle ambiance dans la rue. »

Les étages supérieurs seront occupés par des bureaux partagés et des appartements.

 
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