Accueil Économie Entreprises

Carleaks: le prix de pièces de rechange auto artificiellement gonflé

Une enquête européenne, à laquelle Le Soir a participé, tend à démontrer une entente entre les constructeurs français Renault et PSA Peugeot Citroën. Les deux groupes auraient ainsi engrangé ensemble 1,5 milliard d’euros au détriment des automobilistes et assureurs.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 10 min

Des constructeurs automobiles se sont-ils entendus avec le consultant international Accenture pour discrètement gonfler le prix de certaines pièces détachées ? C’est ce qui semble ressortir de documents obtenus par nos collègues de Mediapart et analysés par Le Soir ainsi que par leurs partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC) et De Standaard. Le groupe Accenture et les constructeurs mis en cause nient toute entente et a fortiori, avoir commis la moindre illégalité. L’Autorité française de la Concurrence a, pour sa part, ouvert une enquête en 2017 sur base de ces suspicions mais l’a refermée quelques mois plus tard, sans avoir procédé à de réelles investigations.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par Henry Jacques, jeudi 31 mai 2018, 16:22

    Phare de Peugeot 206, fabriqué par Valeo, équipementier français : chez PSA 206€, chez un revendeur de pièces auto : 100€. C'est identiquement le même, mêmes références et caractéristiques, seul l’emballage change. Arnaque, exagération ? surtout que quand il est monté chez PSA c'est souvent aux frais de l'assurance.

  • Posté par Jacquemart Fabrice, jeudi 31 mai 2018, 13:22

    Belle "découverte"! Relisez "En France", de Florence Aubenas, paru en 2014, et l'histoire du garagiste qui doit changer un seul phare d'une Renault alors que la firme ne les lui vend que par deux. Il déplore donc qu'il risque de passer pour un voleur auprès de ses clients. Il n'y a même pas besoin d'accord secret ou de violation des règles de la concurrence pour arnaquer le client. Cela n'a apparemment pas ému qui que ce soit...

  • Posté par Bernard Dropsy, jeudi 31 mai 2018, 13:02

    Il n'y a pas que dans le secteur automobile que ce genre d'agissements existent !

  • Posté par claire Maréchal, jeudi 31 mai 2018, 10:37

    Bravo aux journalistes pour ce vrai travail d'investigation, dans un domaine complexe! C'est un plaisir de lire votre journal pour ce genre d'article! Il est à souligner que c'est tout de même dommage que la seule manière de punir ces entreprises soit par le biais d'une loi antitrust... le fond du problème reste les prix demandés au consommateur, qui sont totalement abusifs au regard du prix de revient des pièces.

  • Posté par Thill-goelff Frédéric, jeudi 31 mai 2018, 9:47

    et les concessionnaires ne sont pas en reste. Je possédais une voiture qui consommait de l'huile. Prix du litre d'huile au garage (que ce soit pour les vidanges normales ou prix du bidon pour faire l'appoint): environ 23 euros. Prix de la même huile sur internet: 9 euros. Bien sûr le concessionnaire doit gagner sa vie, mais il facture 3 fois le prix des pièces utilisées, il double le coût horaire du personnel utilisé (et je ne parle pas des heures effectivement prestées), etc. Un entretien normal d'une voiture vous est facturé environ 300 euros, pour 5 litres d'huile à 10 euros et une heure de travail. Résultat: marge brute de 100 à 150% Et tout est fait pour vous empêcher d'aller voir ailleurs (et moins cher) pour faire entretenir votre véhicule.

Plus de commentaires

Aussi en Entreprises

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs