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Theo Francken menace les recteurs belges au sujet de l’affaire Mawda: l’opposition s’inquiète pour la démocratie

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration a menacé les recteurs des universités belges d’un « retour de boomerang ».

Temps de lecture: 2 min

Theo Francken a menacé les recteurs des universités belges d’un « retour de boomerang », ce jeudi, après la lettre qu’ils ont envoyée à Charles Michel et dans laquelle ils appuient la demande de régularisation définitive de la famille de la petite Mawda.

Patrick Prévot (PS) a dégainé sur Twitter. « Tranquillement, le gars menace les recteurs. Charles Michel, allez-vous enfin réagir ? Vous seriez bien inspiré de prendre un peu de courage avec vous ce soir dans « Jeudi en prime », afin de siffler définitivement la fin de la récréation ! »

Les co-présidents d’Ecolo, Patrick Dupriez et Zakia Khattabi, sont également montés au créneau. « Heureusement que le recadrage ne tue pas… Ce gouvernement aura en tout cas profondément repoussé les limites de la décence et de la responsabilité politique. Et c’est terriblement inquiétant pour notre démocratie », a lancé le premier.

« Je découvre au fil des recadrages et des dérapages qu’en fait j’ai certainement plus de respect pour Charles Michel et sa fonction qu’il n’en a lui-même (…) Et donc, pour le MR, le danger pour la démocratie, c’est moi », a poursuivi la seconde.

André Flahaut (PS) a lui aussi réagi. « Un nouveau cap est franchi dans la brutalité et la terreur ! Theo Francken menace les universités d’un « retour de boomerang ». Si les recteurs ne peuvent plus s’exprimer aujourd’hui, qui le pourra encore demain ? », a-t-il tweeté.

 

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11 Commentaires

  • Posté par Christian Radoux, samedi 2 juin 2018, 1:19

    "La brutalité et la terreur" (sic dixit André Flahaut). La brutalité et la terreur, rien que ça ? Ce que M. Francken a dit est un simple rappel au bon sens : à lancer des accusations précipitées et partisanes sans preuves, voire à calomnier, on risque de se retrouver bien ridicule quand, éventuellement, une tout autre vérité éclate. Les précédents ne manquent pas, des Soudanais "torturés" au malheureux "prisonnier politique" Oussama Atar qui s'est avéré être un terroriste. Alors, plutôt que d'employer le mot boomerang, je dirais à ces distingués interlocuteurs, qui ne devraient pourtant rien igorer de la prudence scientifique : ne crachez pas en l'air, cela risque de vous retomber dessus. Quant à M. Flahaut et à son parti qui entendent si vite des "bruits de botte", je de demande s'il ne s'agit pas d'acouphènes causés par le tintamarre des (grosses) tirelires agitées par les camarades-frères impliquées dans tant de scandales financiers.

  • Posté par Plaisant Thierry, jeudi 31 mai 2018, 21:38

    Pauvre pays... Les universités représentent l'élite du pays, bafouées d'un tweet d'une personne dont l'intelligence (on parle là au sens strict du terme.. une personne qui réussi bien dans les affaires n'est pas forcément intelligente) est clairement à mettre en doute. Peu importe, demain recadrage (voir l'émission de la rtbf ce jour sur les "recadrages' du premier) de Charlot et on n'en parle plus... Désolant mais aussi inquiétant

  • Posté par Pierre Vincke, jeudi 31 mai 2018, 17:52

    Refoulement et déni...Le "pas de ça chez" nous est une expression qu'on entend souvent chez les nationalistes et les extrémistes. Il combine "pas de ça" et "chez nous", expressions favorites de ceux qui cherchent désespérément à se sentir bien mais qui ne vont pas bien. Francken les flatte, leur désigne les cibles....Retournez vous sur vous-même, cela serait vraiment mieux que sur de pauvres bougres qui seraient mieux chez eux que chez nous s'ils n'avaient eu le malheur de naître dans des pays en guerre.

  • Posté par Collot Maryvonne, jeudi 31 mai 2018, 17:38

    Mais plus personne ne peut plus s'exprimer de toute façon, mes chers politiciens, sauf s'ils pensent vraiment bien et penser bien c'est penser ce que dicte la presse et les gens de gauche. Les gens de gauche qui savaient comme beaucoup savaient ce qu'on disait dans les mosquées dès les années 90. S'ils ne le savaient pas, comment se fait-il que beaucoup de gens (professeurs, bibliothécaires notamment) le savaient déjà eux?

  • Posté par Michel Raurif, jeudi 31 mai 2018, 15:53

    Il est heureux qu'il y ai encore des ministres comme Francken Il faut son boulot et le fait très bien. Quand on voit les récents événement , des personnes refoulés de divers pays européens et en Belgique, des personnes voudraient leur accorder l'asile, alors qu'ils cachent une personne responsable de la mort d'un enfant ? Non, non pas de ça chez nous !

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