Balades en forêt : gare aux tiques !

Avec le retour des beaux jours, on a envie de prendre l’air. Attention aux morsures de tiques, qui peuvent être à l’origine de la maladie de Lyme avec parfois, de graves séquelles si elle est mal ou tardivement diagnostiquée. Marie témoigne…

On estime à près d’un millier le nombre de cas – détectés – de maladie de Lyme en Belgique chaque année. Transmise par des morsures de tiques infectées, la borréliose mal – ou trop tardivement diagnostiquée – peut être à l’origine des graves troubles : douleurs articulaires, fatigue chronique, maux de tête, déficiences neurologiques… C’est ce qui est arrivé à la jeune Valérie, voici quelques années. Sa maman, Marie, témoigne. « Ma fille avait une douzaine d’années à l’époque, elle avait l’habitude d’accompagner régulièrement son papa pour faire des balades en forêt. Quelques jours après l’une d’elle, en mars, elle s’est plainte d’une douleur à la jambe. Il n’y avait pas de tique, mais elle montrait une petite rougeur sur la malléole interne. Comme elle avait fait de la gym ce jour-là aussi, on a cru à la conséquence d’un coup. Mais au bout d’une semaine, cela a enflé et elle ne pouvait plus poser le pied par terre. On a alors fait faire une radio pour voir si elle n’avait rien de cassé… sans résultat. Ensuite, cela s’est calmé, mais six mois plus tard, elle s’est réveillée en pleine nuit et elle ne savait plus bouger sa jambe du tout. Paralysie complète du membre ! C’est là que le médecin a fait faire une prise de sang qui a révélé la maladie de Lyme. Il était trop tard pour la prise d’antibiotiques, qui n’auraient pas fait effet. » À partir de là, le calvaire a duré quinze ans...

Des conséquences plus lourdes qu’imaginées

« Durant quinze ans, notre fille a été plâtrée, ses défenses immunitaires se sont affaiblies, elle a eu une cirrhose, elle a développé une maladie palmo-plantaire et fait l’objet de cinq études cliniques. La première nous coûtait 1.249 euros par mois et notre mutuelle de l’époque a alors refusé de la prendre en charge. J’ai alors fait le tour des mutuelles et assurances existantes et j’ai souscrit ailleurs. Je me suis alors rendu compte que l’on ne disposait pas d’assez d’informations sur ce à quoi nous avions réellement droit, et qu’il avait parfois de grosses différences d’une mutuelle à l’autre. J’ai dû beaucoup me renseigner par moi-même pour trouver la mutuelle qui me convenait le mieux et aussi, souscrire aux services les plus complets possible. » Et aussi, les plus coûteux. Et nécessaires, car sans les interventions de la sécurité sociale, Marie et son époux n’auraient sans doute pas pu offrir à leur fille les soins nécessaires. Malgré cela, le couple a tout de même dû débourser beaucoup d’argent de sa poche. « Nous avons été aidés oui, mais nous payions déjà à la base le maximum auprès de la mutuelle. Et il nous fallait avancer parfois de grosses sommes. Cela a été long et douloureux, mais heureusement, depuis quatre ans, notre fille est guérie. Mais elle garde des séquelles. Elle souffre ainsi de déficience musculaire, notamment au niveau de la ceinture abdominale… Elle est donc plus sujette aux hernies discales par exemple. Et là, elle vient d’être maman, et vu son état, sa grossesse a été difficile. »

Soyez attentifs, le diagnostique est difficile

La maladie de Lyme peut être difficile à diagnostiquer car ses symptômes les plus visibles n’apparaissent pas toujours. La maladie évolue généralement en trois phases. Une première, marquée par l’apparition d’une plaque rouge autour de la zone piquée, qui peut s’étendre. À ce stade, la personne infectée peut avoir des poussées de fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, se sentir fatiguée… Il est vivement conseillé de consulter un médecin dès l’apparition de l’érythème. Un traitement antibiotique devrait alors suffire (si la maladie est diagnostiquée). Dans le cas contraire, la maladie évoluera vers le second stade. En quelques semaines, ou mois, le système nerveux peut être atteint (céphalées, paralysies locales, douleurs articulaires…). Là encore, si un traitement antibiotique n’est pas prescrit à temps, la maladie évoluera encore vers des troubles chroniques. À noter que le diagnostic peut être difficile à poser, surtout s’il n’y a pas eu de manifestation cutanée nette. Un test sanguin permettra de la dépister !

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