Belgique-Portugal: nul blanc pour les Diables rouges qui n'ont pas convaincu (0-0)

Le résumé du match

Le début de match est sérieux de la part des Diables. Du pressing, des offensives… Les joueurs font honneur au statut de champion d’Europe en titre de leur adversaire du jour. Mais très vite, un faux rythme s’installe et les occasions tardent à venir.

Une frappe lointaine de Moutinho pour le Portugal qui oblige Courtois à se détendre et une frappe de Carrasco qui passe de peu à côté du premier poteau après s’être joué de la défense. Voilà les deux actions à retenir des trente premières minutes. Puis, avant que l’arbitre ne siffle la fin de la première période, les Portugais décident d’accélérer.

En moins de cinq minutes, les champions d’Europe alertent la défense belge. Les tentatives de Bernardo Silva, Gelson et Guedes finissent cependant à chaque fois (de peu) à côté du but de Courtois. La mi-temps arrive à point nommé pour des Diables dépassés.

Pour la seconde période, Martinez opèrent d’ailleurs quatre changements, preuve que quelque chose que l’entraîneur n’était pas pleinement satisfait. Benteke, Fellaini, Januzaj et Chadli prennent les places respectives de Lukaku, Dembélé, Mertens et Carrasco. On s’attend donc à voir du spectacle dans cette deuxième mi-temps. On retiendra la belle frappe enroulée de Vertonghen à la 52e minute. Une action qui est cependant vite oubliée.

Car sur le bord du terrain, Kompany cède sa place à Boyata. Le défenseur de Manchester City semble être victime d’un petit souci musculaire mais sa sortie inquiète. Une sensation qui est malheureusement trop présente dans cette rencontre lorsque Courtois est victime d’un violent contact ou qu’Eden Hazard sort aussi, en cédant sa place à son frère, en grimaçant.

Finalement, la fin de rencontre se fait sur un faux-rythme. Pas grand-chose à retenir de ce match. La Belgique a assuré le zéro derrière mais n’a pas montré grand-chose devant. La copie est à revoir. Roberto Martinez doit lui désormais trouver des solutions et, surtout, les 23 hommes pour la Coupe du Monde. Avec ou sans Kompany ?

Le fait de match

C’est une sortie discrète. Celle qu’on ne voit pas à la télé et que l’on aurait tout simplement aimé ne pas voir. À la 53e minute du match, Vincent Kompany demande à Roberto Martinez de pouvoir sortir. Avec son accord, le défenseur rentre directement aux vestiaires sans attendre son remplacement par Boyata à la 53e.

Sa sortie est inquiétante car Kompany ne retient pas sa grimace. S’agit-il d’une blessure ? Impossible de le savoir mais cela y ressemble fortement. Le défenseur regrettera sa tentative de tacle sur Gelson sur l’action précédente, moment auquel il semble ressentir une douleur à la cuisse. Reste à espérer désormais que cette « blessure » ne soit pas très grave et qu’il s’agissait juste d’une sortie préventive…

La stat de l’homme du match

Cent. Jan Vertonghen a honoré sa centième sélection avec les Diables rouges. Une première dans l’histoire de notre sélection puisqu’il était déjà le joueur le plus capé de la Belgique.

L’histoire retiendra que c’est onze ans jour pour jour après sa première sélection et contre la même équipe (2 juin 2007 contre le Portugal) qu’il a « bouclé la boucle ». Reste à espérer cent autres matches de Vertonghen avec les Diables.

Le grand absent

On devait s’y attendre. Au cours de la première période du match face aux Portugais, les supporters belges ont manifesté leur mécontentement face à la non-sélection de Nainggolan en chantant « Radja Nainggolan, Radja Nainggolan olé olé ».

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