Liège: des proches de Cyril lui ont adressé quelques mots lors de la marche blanche (vidéo)

©PIERRE-YVES THIENPONT/LE SOIR
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Parmi les 3.000 participants à la marche blanche organisée dimanche midi à Liège, deux proches de Cyril, une des victimes de Benjamin Herman, ont pris la parole pour lui rendre un dernier hommage. Ils étaient près de 3.000 à s’être rassemblés dimanche midi sur l’espace Tivoli de Liège où l’émotion était palpable. Des centaines de citoyens ont pris part à cette marche organisée en hommage aux trois victimes de la tuerie survenue mardi matin. Tous vêtus de blanc, les participants ont rapidement pris le chemin du boulevard de la Sauvenière pour finalement atteindre le boulevard d’Avroy.

Les images de la marche blanche à Liège

Il leur a fallu une quarantaine de minutes pour arriver sur les lieux de la fusillade où ils en ont profité pour déposer des fleurs et des bougies. Ils ont alors attendu 13h pour applaudir symboliquement, à l’unisson et en continu pendant près d’une minute, avant de lâcher les ballons qu’ils avaient en main depuis le début de la marche blanche.

Une jeune femme en a ensuite profité pour rendre elle aussi un dernier hommage à Cyril, Lucile et Soraya en chantant devant une foule impressionnante la chanson qu’elle avait spécialement composée pour eux. Après quoi, deux proches de Cyril, le jeune homme de 22 ans décédé, ont tenu à lui adresser quelques mots. «Cyril voulait devenir instituteur pour transmettre son éducation et ses valeurs. Nous ne t’oublierons jamais, toi le fils, le frère et l’ami parfait. Nous nous battrons pour que plus jamais cela n’arrive. Nous allons vivre pour toi, pour ta famille et tes amis et veiller les uns sur les autres. Sourire et vivre en se souvenant de toi. Nous t’aimions, nous t’aimons et nous t’aimerons à jamais, repose en paix petit ange», a déclaré la maman d’un très bon ami de Cyril, qui a ensuite donné le micro à une ancienne maître de stage de la victime.

Les prises de parole ont pris fin sur une chanson de Calogero, «Un jour au mauvais endroit», durant laquelle les participants n’ont pas hésité à citer les paroles en criant «plus jamais ça».

 
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