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Les douze personnes poursuivies pour avoir hébergé des migrants seront jugées à Bruxelles

Elles risquent jusqu’à 10 ans de prison pour trafic d’êtres humains.

Temps de lecture: 2 min

C’est au tribunal de première instance francophone de Bruxelles de se pencher sur le cas des 12 personnes, dont deux journalistes, poursuivies pour organisation de trafic d’êtres humains, a décidé lundi le tribunal correctionnel de Termonde. Onze des 12 personnes concernées étant francophones, «  c’est la moindre des choses », a commenté Me Alexis Deswaef, l’avocat d’une des journalistes. «  Le changement de langue est un droit et non une faveur », a-t-il rappelé.

Les deux journalistes poursuivies sont Anouk Van Gestel, rédactrice en chef de Marie Claire Belgique, et Myriam Berghe, journaliste chez Femmes d’Aujourd’hui, défendues respectivement par Me Alexis Deswaef et Me Jan Fermon.

Dossier rouvert à l’automne

L’espoir que formule la défense est que le dossier pourra être traité avec plus de sérénité et que l’on pourra faire la distinction entre une citoyenne solidaire «  qui ne peut être poursuivie » et des trafiquants d’êtres humains, précise Me Deswaef. Ce changement de langue «  permettra aux personnes de se défendre sans devoir passer par un interprète », une situation lors de laquelle des pans sensibles «  peuvent se perdre dans la traduction », souligne l’avocat.

Cinq suspects ont comparu ce lundi matin devant le tribunal de Termonde, ils sont placés en détention dans l’attente du procès. Les deux journalistes ne sont, elles, pas incarcérées, mais elles risquent jusqu’à 10 ans de prison pour trafic d’êtres humains. Pour rappel, les faits sont qualifiés de trafic et non de traite des êtres humains puisque les personnes poursuivies sont suspectées d’avoir voulu faire passer illégalement les frontières à des individus et non les avoir exploités.

Le temps de traduire le dossier, il devrait vraisemblablement être rouvert à Bruxelles à l’automne, après les congés judiciaires.

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71 Commentaires

  • Posté par De Wit , lundi 4 juin 2018, 15:32

    Lorsque le projet des 'visites domiciliaires' était à la une, tout le monde proclamait que seuls les migrants étaient visés et que au grand jamais les hébergeurs ne seraient inquiétés, car héberger n'était en aucun cas un délit … Mais s'il en était ainsi pourquoi ce procès ?? Ou alors ce procès n'est pas causé par le (seul) acte d'hébergement mais par autre chose ? (contrairement à ce que le titre laisse suggérer !) Pouvez-vous donner plus d'explications ?

  • Posté par De Wit , lundi 4 juin 2018, 18:17

    J'entends bien, mais la question fondamentale est : le soupçon "d’avoir voulu faire passer illégalement les frontières à des individus" est-il dû au simple acte d'héberger des (trans-)migrants, ou y a-t-il eu d'autres actes explicites incriminés par la justice ? La nuance me paraît capitale pour les nombreux volontaires de la plateforme citoyenne !!

  • Posté par Lemaire Paul, lundi 4 juin 2018, 15:38

    faut lire l'article jusqu'au bout

  • Posté par Delvaux Joelle, lundi 4 juin 2018, 14:59

    Drôle de société qui condamne l'aide humanitaire envers les migrants et félicite ces mêmes migrants de leur héroïsme.

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