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Peeters sur les propos de Francken: «Charles Michel prendra des mesures si cela s’avère nécessaire»

Le vice-premier ministre CD&V part du principe que le Premier ministre suit « de très près » les déclarations du secrétaire d’Etat.

Temps de lecture: 2 min

Le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters «  part du principe » que le Premier ministre suit «  de très près » les déclarations du secrétaire d’État Francken (N-VA) sur le modèle d’asile européen. D’après le chrétien-démocrate flamand, M. Michel «  prendra des mesures si cela devait s’avérer nécessaire », a-t-il indiqué mercredi sur les ondes de Radio 1.

M. Peeters a par ailleurs précisé que les propos du nationaliste flamand lors de la rencontre européenne «  n’avaient pas fait l’objet d’une concertation préalable au gouvernement ».

Rappel des faits

A son arrivée mardi au Conseil des Affaires intérieures, Theo Francken avait affirmé qu’il plaiderait auprès de ses homologues pour la méthode adoptée par l’Australie en matière de migration. Une approche partisane d’une immigration choisie et ciblée, rejetant de manière radicale toute migration illégale.

Le secrétaire d’Etat avait également insisté pour que l’Europe puisse à nouveau réaliser des refoulements (push-backs) de bateaux de migrants. Lors d’une interview, il avait d’ailleurs déclaré qu’il faudrait pour ce faire contourner l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), avant de nuancer ses propos quelques heures plus tard, affirmant ne pas vouloir contourner l’article 3, «  mais bien l’interprétation large qu’en a donnée la Cour européenne des droits de l’homme ».

Le commissaire européen s’est montré très clair

Ces déclarations, qui ont fait bondir les partis d’opposition, n’ont vraisemblablement pas été fort appréciées au CD&V. Kris Peeters souligne que «  le plus important » est que le commissaire européen, Dimitris Avramopoulos, se soit montré «  très clair » en s’exprimant contre les options avancées par M. Francken après la réunion.

«  Nous ne suivrons jamais le modèle australien en Europe. Nous menons toutes nos politiques dans le plein respect des droits humains et du droit international, donc pas de push-backs », avait-il lancé à l’issue du Conseil, offrant de la sorte un premier recadrage européen au bouillonnant Theo Francken.

 

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15 Commentaires

  • Posté par Christiane THONON, mercredi 6 juin 2018, 14:47

    Je suis restée trois mois en Australie, le jour de mon départ vers la Belgique...j'ai pleuré alors que je venais retrouver mon mari, ma maison... je me sentais vraiment si bien en Australie !

  • Posté par Guiot Philippe, mercredi 6 juin 2018, 12:26

    tf. aurait mieux d'apprendre l'art de l'esquive en pratiquant la boxe, attraper trop de coups sur la tête occasionne des troubles irréversibles ...... et avant que Charles ne désavoue un nva, il fera très chaud (à force de se laisser . . . dessus) !

  • Posté par Jean-marie Dumarey, mercredi 6 juin 2018, 10:54

    Faite donc un referendum sur le problème des migrants ! Certains seront surpris

  • Posté par Fisson Claude, mercredi 6 juin 2018, 16:28

    hélas Non mon cher Monsieur nous ne serons pas surpris !!!les braves gens qui se laissent influencer par des propos simplistes et populistes de certains de nos ????dirigeants??? voterons et c'est triste CONTRE les migrants !!! qui font PEUR par manque d'informations et de connaissances de l' AUTRE qui est un HUMAIN !!

  • Posté par Robert Antoine, mercredi 6 juin 2018, 10:47

    comment encore croire à un recadrage de la part du premier ministre....ce n'est pas la première fois que nous sommes dans l'attente, mais pour rester au pouvoir....il faut parfois savoir ramper.

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