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Leander Dendoncker: «Je ne suis pas là pour être un simple figurant»

Seul joueur qui évoluait encore en Pro League cette saison, l’Anderlechtois Leander Dendoncker sait que sa présence en Russie n’a tenu qu’à un fil.

Temps de lecture: 3 min

Leander Dendoncker possède deux particularités : seul joueur évoluant encore en Pro League – mais vraisemblablement plus pour très longtemps –, il est également le seul ouest-flandrien du groupe. « Et je suis fier de ce double état de fait », avance-t-il, souriant.

Leander, avec tout ce qui s’est dit à votre sujet, on peut presque dire que votre présence parmi les Diables est miraculeuse ?

Miraculeuse, n’exagérons rien ! Mais c’est sûr que quand on voit la concurrence à mon poste – ou plutôt à mes postes parce que je suis ici en tant que défenseur central et médian défensif –, ce n’était pas gagné d’avance.

Honnêtement, quel regard portez-vous sur votre saison ?

Je ne vais pas vous cacher qu’elle n’a pas été bonne ! Ou du moins que les points négatifs ont été plus nombreux que les points positifs, avec heureusement des playoffs plus intéressants. Malgré cela, Roberto Martinez a continué à faire appel à mes services, j’ai encore reçu du temps de jeu avec les Diables. Et même si je n’ai pas toujours aimé jouer derrière à Anderlecht, ce Mondial est un couronnement des efforts que j’ai consentis ces derniers mois.

Votre nom a aussi été cité dans l’affaire des matelas parmi ceux qui n’étaient pas repris. Comment avez-vous vécu cela ?

Calmement, en essayant de me dire que rien n’était joué. Je ne lis pas trop la presse mais ma famille et mes amis m’ont averti, inquiets. Ce n’était pas évident de faire le vide d’autant que face au Portugal, je me suis retrouvé en tribune, même pas sur le banc. Ce n’étaient pas de bons signes.

Aujourd’hui, avec quel état d’esprit abordez-vous cette compétition ?

Pour moi, c’est un rêve de gosse qui va se matérialiser. Quand on est petit, on rêve en priorité de la Ligue des Champions et de la Coupe du Monde. J’ai déjà joué la première, je vais découvrir la seconde, où la tension et l’attention seront encore décuplées. Honnêtement, je suis impatient d’entrer de plain-pied dans le Mondial mais je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre.

Vous connaissez Stéphane Demol ?

Euh, non. Qui ça ?

Un ancien Diable rouge, qui avait brillé lors du Mondial en 1986…

Ah oui, je vois de qui il s’agit. Pourquoi ?

René Vandereycken a dit de vous que vous pourriez devenir le Stéphane Demol de 2018, un joueur que personne n’attend et qui explose lors du Mondial ?

Je l’espère ! Vous savez on est 23, et même 24, à espérer briller en Russie. Je ne suis pas là pour être un simple figurant même si je suis parfaitement conscient de ne pas être considéré comme un titulaire vu la concurrence. J’espère recevoir du temps de jeu, même si je ne peux souhaiter une blessure à personne. Si je joue, j’espère juste ne décevoir personne. Mais mon rôle sera peut-être simplement de soutenir l’équipe, d’être derrière elle en toutes circonstances.

Vous pensez qu’un bon Mondial pourrait encore faciliter le transfert que vous attendez impatiemment ?

C’est possible, oui. Mais je ne pense pas à cela en priorité. Si une bonne offre arrive chez mon manager, il pourra m’en parler. Je ne ferme aucune porte.

C’est sûr à 100 % que vous partirez cet été ?

On ne peut jamais être sûr à 100 %, je suis bien placé pour le savoir mais je veux partir. En cas de bonne offre, on ne me mettra pas de bâtons dans les roues au Sporting.

De quel championnat rêvez-vous en priorité ?

Mon rêve reste la Liga mais je pense que le championnat d’Allemagne et le championnat d’Angleterre conviennent mieux à mon style de jeu. On verra…

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