Espagne: le beau-frère du roi, condamné en appel à cinq ans de prison pour malversation

Espagne: le beau-frère du roi, condamné en appel à cinq ans de prison pour malversation

Iñaki Urdangarin, le beau-frère du roi d’Espagne Felipe VI, a été condamné mardi en appel dans une affaire de malversations à cinq ans et 10 mois de prison, une peine qu’il devrait avoir beaucoup de mal à éviter.

Urdangarin, 50 ans, dispose encore d’un recours possible devant le tribunal constitutionnel. Théoriquement, ce tribunal peut suspendre l’application de la peine, le temps de juger si les droits du beau-frère du roi ont été bafoués durant le procès.

Mais selon la jurisprudence de cette instance, elle ne le fait pas pour des peines supérieures à cinq ans.

Le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 pourrait donc se finir derrière les barreaux pour le mari de l’infante Cristina, soeur cadette du roi.

« On peut s’attendre à ce qu’il aille » en prison, juge Ana Romero, auteur d’un livre sur la fin du règne de Juan Carlos, père de Felipe VI, auprès de l’AFP. « La réaction serait très négative pour la couronne » s’il n’y allait pas car « les gens diraient qu’il n’y va pas car il est le beau-frère du roi », ajoute-t-elle.

Interrogée, la maison royale s’est contentée de faire part de son « respect absolu pour l’indépendance du pouvoir judiciaire ».

Détournement de suvbvention

En première instance, Iñaki Urdangarin avait été condamné en février 2017 par le tribunal de Palma de Majorque (archipel des Baléares) à six ans et trois mois de prison pour avoir détourné entre 2004 et 2006 avec un associé des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu’il présidait, appelée Noos.

Si sa condamnation pour détournements de fonds publics, fraude fiscale et trafic d’influence a été confirmée en appel mardi, il a en revanche été acquitté du délit de faux et usage de faux, ce qui explique la réduction de la peine de cinq mois.

Son associé Diego Torres a lui vu sa peine initiale de huit ans et six mois réduite à 5 ans et 8 mois.

Relaxée en première instance, l’infante Cristina avait seulement été condamnée, dans le cadre d’une procédure civile en tant que bénéficiaire des gains obtenus par son mari, à une amende de 265.000 euros, diminuée mardi en appel à 136.950 euros.

Alors que la défense d’Urdangarin avait plaidé la relaxe, le ministère public avait demandé à la cour d’alourdir la condamnation à dix ans d’emprisonnement.

 
 
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